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Sécurité maritime : le Mistral français renforce la coordination des forces dans le golfe de Guinée

Cochimau HOUNGBADJI
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Sécurité maritime : les stagiaires du SIREN 2026 dans le golfe de Guinée
le Mistral français renforce la coordination des forces dans le golfe de Guinée

La Marine française assure le renforcement de capacité des forces navales pour la sécurité maritime dans le golfe de Guinée. Cette mission s’est déroulée dans le cadre de l’opération de coopération maritime régionale CORYMBE. Au cœur de l’opération, le porte-hélicoptères amphibie de la Marine nationale française en escale au Bénin du 22 au 27 octobre 2026. Il a abrité l’académie maritime embarquée SIREN (stage d’instruction régionale embarquée et numérique) au profit de 35 stagiaires venus de divers pays.

Sécurité maritime dans le golfe de Guinée : 35 stagiaires formés dans le cadre du SIREN 2026

Plusieurs pays du golfe de Guinée ont participé activement à l’édition 2026 du stage d’instruction régionale embarquée et numérique (SIREN) consacré à la sécurité maritime. Ce stage s’est inscrit dans le cadre de l’opération CORYMBE, qui, il faut le rappeler, est organisée depuis 1990. « CORYMBE est une vieille mission qui a commencé en 1990 et qui a vu des bâtiments de combat français venir dans le golfe de Guinée pour participer à la sécurisation maritime. L’objectif, c’est de participer à la sécurité maritime dans le golfe de Guinée en liant et en coopération avec les pays du golfe de Guinée ».

Composant phare de la mission CORYMBE, le SIREN a mobilisé trente-cinq stagiaires provenant de pays du golfe de Guinée et de pays partenaires. La plupart des stagiaires sont des officiers qui s’engagent dans cette aventure de semaines en mer pour vivre de nouvelles expériences et partager leur savoir-faire en matière de sécurité maritime. Le commandant du porte-hélicoptères amphibie a indiqué que les stagiaires sont entraînés sur les techniques de lutte contre les menaces généralement rencontrées en mer. « Ici, il y a plein de menaces : menaces de brigandage, menaces de tout ordre et en particulier trafic de stupéfiants, la pêche illicite, pollution maritime », a-t-il déclaré.

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L’objectif, c’est de travailler tous ensemble en mer face à ces menaces. On a le sentiment que ça prend. Les militaires créent des réseaux et des relations professionnelles entre eux. Les escales permettent aux participants de s’entrainer avec leurs camarades marins locaux parce qu’une bonne coopération se fait quand on sait communiquer et échanger des informations.

Pendant leur parcours, les stagiaires ont participé à une action de sauvetage en mer. « Tous les pays voisins se sont coordonnés pour sauver une vie humaine d’un pêcheur. Il a fini par être retrouvé par les forces béninoises », a indiqué le commandant qui a mis l’accent sur la coopération et la coordination des opérations entre les différents centres d’opération.

La France ne se substitue pas aux forces locales

Le commandant précise que le rôle de la France dans cette mission se limite à l’accompagnement, à la formation et au renforcement de capacités. Elle participe à cette activité parce qu’elle se sent concernée par les différentes menaces qui émergent en mer. « Toutes ces menaces nous concernent. Pays européens, on est voisins des pays du golfe de Guinée. C’est la mer qui nous sépare. Il y a un impact de ces menaces sur nous aussi. On est donc volontaire pour participer à cette sécurité maritime », a-t-il confié.

Selon le commandant du porte-hélicoptères, la marine française ne prend aucune décision unilatérale dans cette manœuvre. « Lorsque nous entrons dans une zone maritime étrangère, nous avons une liaison par chat, par mail et par téléphone pour signaler notre présence », a-t-il indiqué. Il a expliqué que les forces françaises ne prennent aucune initiative qui va au-delà d’une opération de contrôle de routine et de partage de renseignements.

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Dans le dispositif décrut, il revient aux forces locales de prendre les décisions conséquentes sur la base des renseignements partagés. « Quand on voit des choses qu’on trouve bizarres, par exemple un pêcheur sans pièce d’identité et sans information fiable, on envoie les informations au centre d’opération locale ». Dans d’autres cas, ce sont les centres d’opération locaux qui sollicitent l’action de l’équipe française. « Nous avons des moyens à bord qui nous permettent d’aller voir discrètement ce qui se passe », a-t-il assuré.

Des stagiaires témoignent

« Je vous assure que nous sommes revenus bien frais et avec assez de connaissances. Nous sommes prêts à mettre à contribution ces connaissances pour réellement assurer la sécurité maritime dans nos pays », a lancé un stagiaire béninois. Il a ajouté que l’une des leçons majeures apprises lors de ce stage est que : « pour réellement assurer la sécurité maritime, il faut l’information, la coordination et la coopération ».

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Il est appuyé par un membre de la marine béninoise, stagiaire SIREN. « Comme l’a dit mon collègue, ce fut une expérience enrichissante. Nous avons reçu une panoplie de connaissances dans divers domaines », a-t-il déclaré. Le militaire béninois a assuré que « ces différentes connaissances acquises par les cours et pratiques » permettront aux différentes forces de « participer aux actions en coordonnant les opérations pour assurer la sécurité maritime ».

Rédigé par

Cochimau HOUNGBADJI

Web Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.

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