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Les députés ouest-africains rassemblés à Lomé ont souligné l’importance de la transformation du transport aérien. Ils aspirent à en faire un véritable catalyseur de l’intégration régionale. L’ambition première est de rendre les vols aériens plus abordables et concurrentiels pour chacun. Ils envisagent des solutions pratiques pour franchir les obstacles présents.
Réduire les tarifs des billets d’avion : une priorité pour les transports aériens
La seconde réunion délocalisée du Parlement de la CEDEAO a eu lieu. Cette réunion a mis l’accent sur les infrastructures et divers autres domaines majeurs . Les discussions ont abordé les enjeux du transport aérien à l’échelle régionale. Les députés ont privilégié la diminution des tarifs des billets d’avion.
Plusieurs obstacles importants à la mobilité ont été repérés par les parlementaires. Ils ont relevé la fragmentation du marché de l’aviation et les charges fiscales importantes. Le manque d’infrastructures appropriées et d’entreprises durables pose également un enjeu. Pendant une période de cinq jours, des spécialistes et des membres du parlement ont examiné la situation. Ils ont découvert 172 sortes de taxes et de redevances. 112 de ces frais sont à la charge des compagnies aériennes. Les passagers paient directement 66 taxes.
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L’accumulation de ces taxes a un effet direct sur le coût des produits. Dans la sous-région, le prix des billets d’avion demeure élevé. Ils sont fréquemment hors de portée pour une large portion de la population. Pour donner une perspective, les coûts pour les passagers sont plus importants en Afrique de l’Ouest. Ils surpassent de 103 % la moyenne constatée ailleurs dans le monde. Les coûts liés à la sécurité dépassent 68 %. Les taxes imposées par le gouvernement dépassent de 47,4% celles d’autres zones.
Ces coûts supplémentaires provoquent une hausse notable des tarifs au niveau du transport aérien . On note une augmentation de 20 % des vols intérieurs et une hausse de 48,6 % dans les vols régionaux. Les billets d’avion pour l’international sont augmentés de 36,5 %. Devant cette situation, des actions sont à prévoir.
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Des réformes prometteuses à l’horizon 2026
L’adoption d’actes additionnels a été bien reçue par les parlementaires. Ces actions ont pour objectif de diminuer les frais et taxes liés au transport aérien. On prévoit une réduction de 25 %. Ces mesures prendront effet à partir du 1er janvier 2026. Cette démarche fait partie d’une politique régionale partagée. Elle est conçue avec l’appui de la Commission de la CEDEAO.
« L’accessibilité au transport aérien ne doit pas être un luxe, mais un outil stratégique pour notre développement », a déclaré Sako Mamadou. Il présentait le discours de fin au nom de Mémounatou Ibrahima. Le président de la réunion a mis l’accent sur l’importance de la connectivité. Une connectivité efficace peut favoriser le commerce et le tourisme. Elle encourage également l’investissement et l’emploi au sein de la région.
Le Parlement de la CEDEAO s’est engagé à appuyer l’application des réformes. Cette collaboration s’établira avec les parlements à l’échelle nationale et les autorités au niveau communautaire. Le but est de garantir un transport aérien sûr et de confiance. Il doit également être accessible à tous. Le parlement encourage les compagnies aériennes de l’Afrique de l’Ouest. Il faut que ces derniers améliorent leurs normes de qualité et actualisent leurs infrastructures.
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À l’issue des travaux, les parlementaires ont fait part de leur gratitude. Ils ont exprimé leur gratitude envers les autorités togolaises pour leur réception chaleureuse et leur aide logistique. Les députés ont renouvelé leur engagement. Ils aspirent à construire une CEDEAO plus unifiée et connectée. Dans cette CEDEAO, il n’y aura plus d’entrave à la libre circulation. Les obstacles liés aux tarifs ou aux techniques s’évanouissent peu à peu.
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