Guinée/ Violences post-électorales: le bilan s'alourdit

Violences post-électorales en Guinée
Par David Yavo
Publié le 07 février 2018 à 17:36 | mis à jour le 07 février 2018 à 17:36

Depuis le dimanche 4 février, les élections municipales ont eu lieu en Guinée. Dans l’attente des résultats, les tensions montent à cause des nombreux cas d'irrégularités que les responsables de l’opposition et certains observateurs ont révélés.

Les violences post-électorales s'intensifient en Guinée

Ce mardi 6 février, un incendie expressément déclenché par des personnes mécontentes a coûté la mort à 5 enfants à Kalinko (commune guinéenne). C’est le nombre officiel de morts de l’incendie qu’a révélé le ministre de l'Administration du territoire, Boureima Condé avec un état de grande tristesse. « Notre pays entre dans une sphère de violences inouïes. Des agitateurs politiques n’ont trouvé ni plus ni moins que de venir asperger d’essence les maisons d’autres citoyens à Kalinko. Cinq nourrissons guinéens ont péri dans les flammes », a déploré le ministre avant de profiter de l'occasion pour appeler l'ensemble des Guinéens à la retenue.

Depuis le début des tensions postélectorales en Guinée, le bilan ne fait que s’alourdir et les résultats des municipales tardent jusque-là à être proclamées. Les incidents énumérés par le ministre ne sont pas les seuls, mais les plus dramatiques. D’autres incidents ont été observés dans le pays dans le cadre de ces élections.

À Conakry, dans la même journée d’hier, un étudiant a été froidement abattu par un policier, alors qu’il était en train de faire le thé avec ses proches. Pourtant, nous révèlent nos sources, il n’y avait aucune manifestation dans les environs. On nous a aussi rapporté qu'au moins cinq morts ont été enregistrés au cours d’accrochages entre militants de Cellou Dalein Diallo et forces de l’ordre.

À Kindia, localité située à l’ouest du pays, lors d’une manifestation de l’opposition où les manifestants entouraient un bureau de vote, une personne a perdu la vie pendant que les forces de l’ordre tentaient de sécuriser les lieux.


La situation que traverse le pays d'Alpha Condé demeure d’autant plus alarmante que la période de la proclamation des résultats reste une autre préoccupation.