Mali : Attaque terroriste à Bandiagara après la visite du PM Maïga

attaque terroriste à l'Hôtel la Falaise de Bandiagara
Par David Yavo
Publié le 29 mars 2018 à 11:49 | mis à jour le 29 mars 2018 à 11:54

Les terroristes ont lancé un assaut, dans la nuit de mercredi à jeudi sur l’hôtel la Falaise de Bandiagara (Centre). Cette attaque intervient une semaine après la visite du Premier ministre Maïga dans cette localité.

Attaque de l'Hôtel la Falaise de Bandiagara, une sanction pour la visite du PM ?

Cinq terroristes lourdement armés ont perpétré une attaque en cette nuit du mercredi 28 mars aux environs de 21 H contre l’Hôtel la Falaise de Bandiagara. Aux premiers coups de feu des assaillants, un renfort a été aussitôt dépêché depuis Mopti pour aider les forces de l’ordre déjà présentes sur les lieux. Il y a donc eu des échanges de feu d'environ une heure entre les militaires et les terroristes.

À l’issue de cet affrontement, un (1) assaillant et un (1) agent de la garde nationale ont été tués, deux (2) personnes, dont un (1) garde, ont été blessées. Les trois autres assaillants ont profité de la panique généralisée pour se mêler à la foule et s'évanouir dans la nature.

Cette attaque intervient à peine quelques jours après la visite du Premier ministre malien Boubèye Maiga. En effet, dans le but de ramener l’unité nationale, le chef du gouvernement s’est donné pour tâche de visiter les localités en proie à la rébellion et au terrorisme. Aussi, il s'est rendu à Kidal, à Gao à Tombouctou et dans la région de Mopti où il a visité Bandiagara. Mais eu égard à l'insécurité galopante dans ces régions nord-maliennes, des dispositions sécuritaires particulières avaient été prises pour éviter l'épisode Moussa Mara à Kidal.


Rappelons que la dernière visite du gouvernement qui précède celle de Boubèye Maïga date de 2014, alors que Moussa Mara était le chef du gouvernement. Cette visite mal préparée du Premier ministre d'alors avait débouché sur un carnage au cours duquel plusieurs personnalités maliennes (militaires et administratifs) avaient été massacrées.