Cameroun : Paul Biya nomme 4 femmes au sénat

Paul Biya a nommé 30 sénateurs
Par Yacouba Bamba
Publié le 13 avril 2018 à 15:04 | mis à jour le 13 avril 2018 à 15:05

Le président camerounais, Paul Biya a nommé jeudi, 30 membres du sénat dont quatre femmes, après la proclamation officielle des résultats des sénatoriales par le conseil constitutionnel, selon un décret lu à la radio d’Etat.

Quatre femmes nommées au sénat par Paul Biya.

Parmi la liste des personnalités nommées, pour le deuxième mandat du sénat, figure quatre femmes, Regina Mundi, Aicha Hayatou, Paulette Bisseck et Marlyse Aboui

Des 30 sénateurs nommés en 2013, plus de 20 (environ 75%) dont Marcel Niat Njifendji, le président sortant et Aboubakary Abdoulaye, son 1er vice-président ont été reconduits

En plus du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, pouvoir), six formations d’opposition ont bénéficié des nominations, contrairement au Social democratif front (principal parti d’opposition) qui a obtenu sept sièges, à l’issue des élections.

Ce sont l’Union nationale pour la démocratie et le Progrès (UNDP, 2 sénateurs), l’Union des populations du Cameroun (UPC, un sénateur), l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (ANDP), le Front du salut national pour le Cameroun (FSNC) et le Mouvement pour la défense de la République (MDR)

Plusieurs partis politiques siégeront au sénat.

Quelque 10.112 Conseillers municipaux, étaient appelés aux urnes, le 25 mars pour élire les 70 Sénateurs sur les 100 qui vont siéger à la Chambre haute du parlement camerounais, pour un mandat de cinq ans.

A l’issue du vote, le RDPC qui s’est imposé dans neuf des 10 régions camerounaises, a remporté 63 sièges soit 81,13% contre sept sièges pour le SDF.

Notons que ces élections sénatoriales au Cameroun se sont déroulées sur fond de tension, avec la crise qui secoue le Nord-ouest et le Sud-ouest, deux régions anglophones du pays, qui traversent une crise socio-politique depuis plus d’un an.

Un consortium de syndicats anglophones exige l’indépendance de leurs régions et le départ du président Paul Biya, au pouvoir depuis 35 ans. Le consortium dénonce la marginalisation de la minorité anglophone (environ 20% des 24 millions d'habitants) par rapport à la majorité francophon



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