Soudan/Turquie : $1,2 milliard pour le nouvel aéroport de Khartoum

Soudan, president du Soudan et de la Turquie
Par NGUEYAP ROMUALD
Publié le 07 mai 2018 à 19:03 | mis à jour le 07 mai 2018 à 19:03

Les travaux de construction du nouvel aéroport international de Khartoum au Soudan vont connaitre un coup d’accélérateur. Le gouvernement soudanais a conclu un accord avec la compagnie turque SUMMA sur la base d’un système BOT (Build, Operate and Transfer) pour la poursuite des travaux.

Soudan, construction du nouvel aéroport international de Khartoum confié aux turques

En mars dernier, le ministre des Finances et de la Planification économique, Dr. Mohamed Osman Al-Rukabi a signé l'accord au nom du gouvernement du Soudan avec Salim Bora, président du conseil d'administration de la société turque, SUMMA pour la réalisation de la première phase du projet.

À en croire le ministre, « le but ultime de cet accord est la construction d'un aéroport international moderne au Soudan qui reflète une image radieuse du pays, qui jouit d'une position géographique stratégique, car il relie l'Asie, l'Afrique et l'Europe ».

Le nouvel aéroport international construit à 40km de la capitale aura une capacité de traitement de 7,5 millions de passagers par an avec une possibilité d’extension à 10 millions à l'avenir.

La première phase des travaux comprend la construction d’une aérogare, une piste de 4 000 m de longueur et de 75 m de largeur, une tour de contrôle de 56,1 m, l'installation de systèmes aéroportuaires modernes. Ceci inclut la construction d'un centre de conférence, un centre d'affaires de 13 000 m2, un bâtiment administratif de 22 641 m2, un centre commercial de 15 000 m2, un hôtel de 300 chambres et un espace visiteurs sur 3,126m2.

La phase 1 qui va s’étendre sur une période de 30 mois est évaluée à 800 millions de dollars pour un coût total de 1.25 milliard de dollars.


Dans le cadre du BOT, la société SUMMA va exploiter l’aéroport durant une période déterminée, à l’expiration de laquelle l’infrastructure sera transférée à l’État. Un choix qui n’est pas bien vu par certains députés soudanais qui estiment que « l’aéroport est un lieu stratégique de souveraineté nationale ».

Rappelons qu’en juin 2016 déjà, un accord de prêt pour la deuxième phase du projet avait été signé entre le Ministère des Finances du Soudan et EXIM Bank of China.