CMR/lutte corruption:Akere Muna propose l’opération épervier

Akere Muna contre la corruption
Par Yacouba Bamba
Publié le 08 juin 2018 à 17:30 | mis à jour le 08 juin 2018 à 17:30

L’ex-vice président mondial de Transparency international et candidat à la présidentielle d’octobre camerounaise, a estimé jeudi, à Yaoundé, qu’il fallait "relancer" l'opération épervier, une vaste opération judiciaire initiée dans le cadre de la lutte anti-corruption au Cameroun, face à la presse.

Akere Muna préconise l'opération épervier afin d'éradiquer la corruption au Cameroun.

"Il faut relancer cette opération, avec des critères connus de tous", a déclaré M. Muna, invité du club des journalistes politiques du Cameroun, suggérant l’instauration d’une "commission d’enquête".

L'opération Épervier est une vaste opération judiciaire initiée dans le cadre de la lutte anti-corruption au Cameroun. Elle a été lancée en 2006, par le gouvernement du Premier ministre Ephraim Inoni, qui été lui-même condamné à 20 ans de prison, en septembre 2013, après son interpellation (2012).

Dans le cadre de cette même opération, d'anciens ministres et des dirigeants d'entreprises publiques arrêtés et condamnés, purgent leurs peines à la prison centrale de Yaoundé Kodengui.

Mi-mars, elle a été relancée avec l'interpellation de plusieurs responsables administratifs dont Atangana Kouna (ex-ministre de l’Eau et de l’énergie), Louis Max Ayina Ohandja (ex-secrétaire d’Etat des travaux publics en charge des routes), Bruno Bekolo Ebe, ancien recteur de l’université de Yaoundé II et Jean William Sollo, ancien directeur général de Camwater.

"Pour le moment, c’est de la sensation parce qu’on est dans l’arène.", a ajouté le leader du mouvement NOW, précisant que" la lutte contre la corruption, ce n’est pas arrêter certains et laisser d’autres" en liberté.

Selon Akere Muna, "les Camerounais ont l’impression que cette opération est plus politique que pénale."

"Il faut mettre en place un lutte systémique, tant qu’on ne le fera pas, je pense qu’il n’y a pas de volonté politique.", a conclu M. Muna.



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