CPI : Affaire Laurent Gbagbo, Jean-Yves Le Drian évite la question
Le procès à la CPI de Laurent Gbagbo devient de plus en plus agaçant pour les autorités françaises. Interrogé sur la question, Jean-Yves Le Drian, chef de la diplomatie française, a botté en touche.
Procès Gbagbo, Jean-Yves Le Drian botte en touche
15 janvier 2019, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) avait prononcé l’acquittement et la mise en liberté immédiate de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. L’ancien président ivoirien et son bras droit seront finalement libérés, deux semaines plus tard, par la Chambre d’appel de la Cour, suite à un appel du bureau du procureur. Cette libération sera d’ailleurs assortie de conditions, obligeant Gbagbo à restreindre ses mouvements dans sa résidence bruxelloise.
Cette situation ne cesse cependant d’indigner plus d’un observateur à travers la planète. Le Député français Jean-Paul Lecoq a donc tenu à interroger Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la France, pour avoir son opinion sur la question.« Pourquoi la France ne s’indigne pas, alors que toutes les conditions semblent réunies pour permettre un retour de l’’ancien président ivoirien dans son pays, pour que enfin la réconciliation nationale y soit menée ? » s’est indigné le Parlementaire français.
La réponse du locataire du Quai d’Orsay est formelle : « (sur le dossier) Gbagbo, il y a la Cour Pénale Internationale, sur lequel je n’ai pas d’avis particulier à donner. » Le diplomate français s’aligne ainsi sur la position officielle de son pays.
Interrogé sur l’affaire Laurent Gbagbo, en marge d’une réunion des Nations Unies à New York, le Président Emmanuel Macron avait également répondu : « Sur la dernière question (la libération de Laurent Gbagbo, Ndlr), il ne m’appartient pas de me prononcer sur des sujets domestiques. Je souhaite que le droit, en particulier le droit international, soit toujours respecté. Mais je pense qu’il est bon, dans des pays qui ont connu une transition démocratique, que des processus de réconciliation soient organisés. Mais, ils sont à la main des dirigeants des peuples souverains. Nous encourageons toujours la voie de la réconciliation, qui est la clef d’une stabilité durable. »
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