Migration africaine : Une nouvelle étude fait des révélations

La migration africaine est portée par les plus jeunes selon les résultats de l'enquête
Par Parfait Dagri
Publié le 01 avril 2019 à 14:11 | mis à jour le 01 avril 2019 à 14:11

La Migration africaine est au coeur de notre actualité. La migration des Africains sur le continent est bien plus importante que celle observée du continent vers d’autres régions du monde.

La migration africaine plus importante

C’est ce que révèle une nouvelle étude sur les migrations africaines. Réalisée par Afrobaromètre, l’enquête a en effet relevé une forte tendance migratoire des pays africains vers d’autres pays du continent. Selon Emmanuel Ekwa Bebe, chargé de communication au sein de l’organisation initiatrice de l’enquête, ces mouvements sont marqués par le déplacement des jeunes et des plus diplômés vers d’autres pays présentant de meilleures opportunités d’études, d’affaires, de travail… De façon générale, ce sont au moins 37 % de la population africaine qui projettent une immigration pour les raisons évoquées plus haut.

Une situation qui diffère nettement d’une région du continent à une autre, aux dires de M. Ekwa Bebe qui réagissait sur les ondes de Rfi, le dimanche 31 mars 2019. « C’est d’abord vers d’autres pays de la sous-région. C’est ce que nos répondants nous disent sur le terrain. Parce que peut-être ailleurs, il y a un peu plus de démocratie que là où ils se trouvent, peut-être parce qu’ils ont des membres de leur famille qui s’y trouvent déjà et qui ont réussi. On a donc 29 % de nos répondants qui préfèrent d’autres pays de leur sous-région et 7 % qui préfèrent d’autres pays d’Afrique. Mais après, bien sûr, il y a l’Europe avec 27 % qui est la cible principale et puis l’Amérique du Nord avec 22 % », a appris le spécialiste.

Bonnes politiques de migration

Si elle a reconnu le manque d’efficacité des politiques migratoires mises en place jusque-là pour tenter d’adresser la problématique, notre source assure toutefois qu’une meilleure approche est encore possible. À l’en croire, celle-ci impose notamment l’élaboration de politiques de création et de promotion d’emploi plus pertinentes.


« Ce n’est déjà pas un succès aujourd’hui la gestion des flux migratoires. Dans l’avenir, tout dépendra des politiques publiques mises en place. Cela dépend aussi de ce qui est fait pour cette jeunesse. Parce que, je le rappelle, les premières raisons pour lesquelles les gens veulent immigrer c’est la recherche du mieux-être. Donc d’ici 2050, tout dépendra de ce qui sera implémenté comme politique publique pour permettre à cette jeunesse de pouvoir trouver des emplois décents sur place. Et, même s’ils ne restent pas dans leurs pays, partir pour un autre pays d’Afrique ce n’est pas mauvais. », a t-il suggéré.