Algérie: Le général Tartag limogé, Gaïd Salah au renseignement

Ahmed Gaïd Salah, le fidèle de Bouteflika devenu son fossoyeur
Par Mael Espoir
Publié le 07 avril 2019 à 10:06 | mis à jour le 07 avril 2019 à 10:06

L'Algérie presse service, a annoncé dans la soirée de vendredi le limogeage du général major Athmane Tartag qui était chargé de la coordination des services de sécurité, sous l'autorité du président déchu Abdelaziz Bouteflika. C'est désormais le général Gaïd Salah qui prend les commandes des services de renseignement.

Le général Tartag limogé, Gaïd Salah débarque aux renseignements

Restructurer les services de renseignements constituait l'un des derniers chantiers d’ Abdelaziz Bouteflika qui a nommé le général Tartag comme son conseiller en 2015. L’objectif pour le président Bouteflika était alors de mieux contrôler les services de renseignements en mettant certains services sous son contrôle et d’autres sous le contrôle de l’armée qu’il considérait comme fidèle. Ce vendredi, l’Algérie presse service (APS), a annoncé qu'Athmane Tartag a été limogé, seulement trois jours après la démission du président algérien. Toute la partie du renseignement qu’il dirigeait passe sous la tutelle du chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah, âgé de 77 ans.

Qui est Ahmed Gaïd Salah?

Ahmed Gaïd Salah est né en 1940 dans la région de Batna, au sud-est d’Alger. Il débute sa carrière militaire à 17 ans dans les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN), qui combattait alors l’armée coloniale française. Il intègre officiellement l’armée algérienne en 1962 et gravit les échelons après être passé par une académie militaire soviétique. Alors qu'il était chef des forces terrestres, il a été nommé en août 2004 chef d’état-major par le président Bouteflika , puis vice-ministre de la Défense en juillet 2013. Gaïd Salah devient ainsi l’homme de confiance du président.

Il sera pendant près de quinze ans son bras droit armé, son protecteur, son solide appui sur lequel il pouvait compter en toute circonstance. C’est grâce à lui justement que Bouteflika va réussir à obtenir, en avril 2014, alors qu’il est fortement diminué par la maladie, son quatrième mandat présidentiel. Entre les deux hommes, la loyauté est insoupçonnable. Mais l'erreur a été la fameuse cinquième candidature annoncée le 10 février par Boutéflika et “reçue par les Algériens comme une ultime humiliation infligée à un pays déjà meurtri”. Ahmed Gaïd Salah avait appelé le 2 avril dernier à l’application “immédiate” de l’article 102 de la Constitution en vue de la destitution du président pour des raisons médicales.



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