Enquête anti-corruption en Algérie: Des proches de Bouteflika dans le viseur de la justice

Les frères Kouninef, proches de Bouteflika, sont touchés par cette enquête anti-corruption
Par Parfait Dagri
Publié le 23 avril 2019 à 12:20 | mis à jour le 23 avril 2019 à 12:16

La traque des hommes d’affaires algériens proches d' Abdelaziz Bouteflika se poursuit. Plusieurs proches de l'ancien régime sont dans la justice algérienne dans le cadre d’une enquête anti-corruption.

Enquête anti-corruption aux airs de chasse aux sorcières chez des proches de Bouteflika

Cela s’apparente à une véritable chasse aux sorcières, même si les initiateurs de l'opération soutiennent qu'il n'en est rien. Plusieurs milliardaires algériens ont en effet été arrêtés, le dimanche 21 avril 2019, dans le cadre d’une enquête anti-corruption engagée depuis la chute d’ Abdelaziz Bouteflika. L’enquête devrait permettre de situer leurs responsabilités dans des faits de trafic d’influence dans l’attribution de marchés publics. Mais également pour non-respect des contrats conclus avec l’Etat sous l'ancien président algérien ces 20 dernières années.

Les hommes d’affaires très connus pour avoir réalisé des travaux de Btp, infrastructures, énergie… commandés par l’ancien régime ont également en commun leur proximité avec le pouvoir d'alors et l’expansion de leurs activités sous l’ancien chef d’Etat. Ils avaient, début avril, été interdits de sortir du territoire national, relativement à ladite enquête anti-corruption qui visaient une poignée d’hommes d’affaires puissants, en l’occurrence les frères Kouninef qui règnent depuis en maître dans divers secteurs d’activités, du Btp au transport en passant par les énergies.

Traque généralisée des proches d' Abdelaziz Bouteflika

Cette interpellation est consécutive à celle d’un premier homme d’affaires proche de Bouteflika, à savoir Ali Haddad. Le 31 mars dernier, le président du Forum des chefs d’entreprises, le patronat algérien avait été interpellé pour les mêmes raisons, alors qu’il s’apprêtait à passer la frontière tunisienne avec en sa possession des documents administratifs dont un passeport britannique et des devises étrangères.

L’opérateur économique a été incarcéré dans un établissement pénitentiaire de la capitale algérienne, où pourraient le rejoindre incessamment d’autres hommes d’affaires proches de Bouteflika dans le cadre de cette vaste opération « main propre ».



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