Internet : Il coûte plus cher en Côte d’Ivoire qu’au Niger

internet  coûte plus cher en Côte d'Ivoire qu'au Niger

Alors que l’accès à internet devient plus qu’un droit dans le monde, la Côte d’ivoire offre un accès presque limité à cet outil de développement, avec l’un des coûts du gigabyte d’internet les plus élevés du continent. En dehors des conférences sur l’intégration des TIC dans nos habitudes économiques, le gouvernement ne devrait-il pas prioriser la baisse des coûts d’accès à la toile ?

La Côte d’Ivoire classée parmi les pays dont le coût du gigabyte d'internet est élevé

Selon l’Alliance for Affordable Internet (A4AI), le coût de 1 gigabyte d' internet en haut débit mobile en Côte d’Ivoire est parmi les plus cher du continent avec 8,70 $ contre 3,48 au Niger, pays de l’UMOA. De nombreux paramètres comme les taxes pourraient justifier un tel paradoxe sur le coût du gigabyte. Mais la Côte d’Ivoire n’est pas seule ni la plus chère de cette liste. En top 1 des pays dont le coût du gigabyte explose, nous avons la Guinée Equatoriale avec un coût du gigabyte presque prohibitif à 34,80 $, qu’on peut véritablement parler d’accès restreint. Ensuite nous avons l’Angola avec 16,30 $ le gigabyte, suivi de la Guinée-Bissau, du Zimbabwe, de la Somalie qui cumulent à 15 $. Au tableau des plus accessibles nous avons l’Egypt avec 1,12 $ et le Soudan 1,20 $ le gigabyte, suivi du Rwanda et du Nigeria qui stabilisent respectivement à 2,80$ et 2,74$.

Selon l’agence ecofin qui a rendu publique l’information à travers un document partiel, la crédibilité de l’Alliance For Affordable Internet ne se pose pas. L'Alliance for Affordable Internet (A4AI) est une initiative visant à rendre l'Internet plus abordable dans le monde entier. Elle compte de 80 organisations membres provenant de tous pays, de la société civile et des secteurs public et privé. Elle travaille en étroite collaboration avec les gouvernements et les acteurs locaux en Afrique, en Asie et en Amérique latine sur la réforme des politiques et de la réglementation grâce à une combinaison d'activités de plaidoyer, de recherche et de partage des connaissances.