Béoumi: Des morts et plusieurs blessés, la réaction du préfet

La situation est intenable à Béoumi
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 16 mai 2019 à 19:30 | mis à jour le 16 mai 2019 à 19:30

Les violents affrontements intercommunautaires qui ont secoué la ville de Béoumi, dans le centre du pays, mercredi 15 mai 2019, ont pris une nouvelle tournure alors que l'on croyait la situation sous contrôle. Le premier bilan fait état de trois morts et une quarantaine de blessés, selon le prefet de la ville.

Les affrontements ont repris de plus belle à Béoumi, ce jeudi

Béoumi, localité située dans le Centre de la Côte d'Ivoire est en proie à de violents affrontements entre autochtones baoulé et allogènes malinkés, depuis mercredi 15 mai 2019. Alors que l’on croyait la situation sous contrôle, suite aux interventions des autorités administratives et militaires, l'on apprend, que les affrontements se sont intensifiés dans la nuit du mercredi à jeudi, faisant trois mort et une quarantaine de blessés.

Des crépitements d'armes à feu, des camions de marchandises brulés, des quartiers incendiés, des commerces vandalisés, les routes des villages à proximité barricadés, les populations sur le qui-vive, c'est ce triste visage que presente cette localité du Centre de la Côte d'Ivoire. "Les affrontements inter-communautaires survenus à Béoumi (région du Gbêkê) dans la journée de mercredi, se sont intensifiés dans la nuit, faisant trois morts et une quarantaine blessés, selon un bilan provisoire dressé jeudi par le préfet du département, Djedj Mel", informe le confrère AIP.

Devant cette atmosphère de violence, le préfet du département de Béoumi s'est décidé a convoquer en sa résidence une réunion de crise réunissant des chefs de communautés baoulés et malinké. De ces discussions, il a été décidé de l’instauration d’un couvre feu allant de 18 heures à six heures du matin.


Sur instructions du préfet Djedj Mel, plusieurs groupes mixtes, composés de Malinkés et Baoulés, ont été également formés pour investir le terrain, afin de s’adresser aux jeunes, les raisonner et calmer la situation. Des renforts supplémentaires des forces de défense et de sécurité ont été réquisitionnés à Bouaké, Yamoussoukro et Abidjan, a ajouté le préfet.




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