Côte d’Ivoire: 3 policiers arrêtés, ils ont racketté 500, 1000et 25000FCFA

Trois policiers racketteurs ont été arrêtés
Par David Yala
Publié le 19 juin 2019 à 20:09 | mis à jour le 19 juin 2019 à 20:09

Trois (03) policiers ont été mis aux arrêts par l’Unité de lutte contre le racket (ULCR), et placés sous mandat de dépôt par le juge militaire pour des faits de racket.

Trois policiers racketteurs arrêtés

Les trois policiers arrêtés (pris en flagrant délit de racket) selon le rapport de L'ULCR sont: le Sergent-chef de police DBZP( pour le racket 1000FCFA) en service au commissariat de police du 1er arrondissement d'Abengourou, le Sergent-chef de police G.O.Z (pour avoir racketté la somme de 500FCFA) en service à la DPSD de Daloa et le Sergent-chef S.H.I(racket de la somme de 25000FCFA) en service au GMI.
 Ces policiers ont tous trois comparu mardi 18 Mai 2019 devant le chef du parquet militaire, le commissaire du gouvernement, Ange Bernard Kessi, pour les faits visés plus haut. Ils ont été écroués à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (MAMA) et attendent leur jugement.

« Le développement, c'est une question de mentalité, mais pour le réussir, seul un changement profond de mentalité doit être engagé. Ce à quoi s'attelle au quotidien le Commissaire du Gouvernement depuis qu'il est le chef du parquet militaire.
Certains individus réfractaires au changement à l'instar de ces trois agents de la police feignant ou minimisant tous les efforts du Commissaire du gouvernement dans son combat contre le racket et la corruption continuent de s'adonner à cette pratique honteuse et humiliante », confie une source proche du Tribunal militaire d’Abidjan (TMA). 


Pour le contre-amiral Ange Bernard Kessi, avec le concours de tous, le racket des forces de l’ordre disparaîtra mais pour l'heure l'unité en charge de cette lutte(ULCR) a investi le terrain et mène à bien cette mission. « Il est impossible d'arrêter tous les racketteurs en même temps. Pareil pour n'importe quelles autres infractions », dit-il ajoutant qu’au moment où ‘’on juge des voleurs, des braqueurs opèrent quelque part, malheureusement donc c'est celui qu'on prend qui est conduit à la justice pour être jugé’’.


«Que les hommes en tenue, abonnés aux rackets se rappellent qu'ils peuvent être pris à tout moment (…) Faites votre travail consciencieusement et correctement comme on vous l'a appris pendant votre formation. Emboîtez le pas aux policiers qui ont été félicités récemment par votre hiérarchie », ne cesse-t-il de repéter.