Terrorisme : Ayoub El-Khazzani désarmé par un simple sourire

Le terroriste Ayoub El-Khazzani livre des secrets sur son désistement

Le Thalys, Ayoub El-Khazzani désarmé par un simple sourire
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 02 juillet 2019 à 20:45 | mis à jour le 02 juillet 2019 à 20:45

L'attentat terroriste qu'entendait perpétrer Ayoub El-Khazzani sur le Thalys a finalement été déjoué grâce à un simple sourire. Le terroriste marocain l'a avoué lors de son audition devant le juge d'instruction, ce mardi.

Le terroriste Ayoub El-Khazzani livre des secrets sur son désistement

La menace terroriste s'accroît à travers la planète, et il ne se passe plus de jour sans qu'un attentat soit perpétré quelque part dans le monde. Les États ne cessent donc de déployer de gros moyens pour équiper leurs forces de sécurité afin de contenir ce fléau. Il n'a cependant failli que d'un rien pour que l'attentat qui se préparait contre le train le Thalys soit annihilé.

21 août 2015, Ayoub El-Khazzani sortait en effet des toilettes du train, armé de Kalachnikov et d'un pistolet automatique. Mais avant de commettre l'irréparable, il a été bloqué dans son ardeur par un militaire américain, qui l'a finalement maîtrisé. Non par son arme, encore moins par la force de ses muscles, mais par un simple sourire.

Lors de l'interrogatoire du juge d'instruction réalisé par visioconférence, le Marocain a fait cet aveu on ne peut plus très curieux : « Il m’a souri. Et comme il m’avait souri, moi, ça m’a bloqué, je ne pouvais rien faire [...] Quand j’ai vu sa tête, ça m’a bloqué. Je n’ai pas pu tirer sur la tête d’un être humain. À ce moment-là, j’ai commencé à trembler. (...) Je me suis laissé faire, j’ai laissé l’Américain me maîtriser. » Poursuivant, le lieutenant d'Abdelhamid Abaaoud ajoute : « Intérieurement, j’étais détruit psychiquement, mais à la dernière minute, je n’ai pas pu. »


Voici donc une parfaite illustration de la force de l'amour. Certainement que ce désistement volontaire par un simple sourire plaidera en faveur du terroriste lors du verdict final de la cour d’assises spéciale qui connaîtra de l’affaire dans un an.