Côte d'Ivoire : Hamed Bakayoko barricade Gagnoa avant 2020

Hamed Bakayoko offre une brigade de gendarmerie à Bayota

Hamed Bakayoko installe une brigade de gendarmerie à Bayota
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 12 août 2019 à 14:32 | mis à jour le 12 août 2019 à 14:57

Hamed Bakayoko n'entend lésiner sur aucun moyen pour la sécurisation du territoire ivoirien. Le ministre de la Défense vient, pour ce faire, d'ouvrir une nouvelle brigade de gendarmerie à Bayota.

Hamed Bakayoko installe une brigade de gendarmerie à Bayota

A 14 mois de l'élection présidentielle de 2020, la tension devient de plus en plus vive entre les acteurs politiques ivoiriens. La réforme de la CEI, les nouvelles CNI payantes, le redécoupage électoral, la probable révision de la Constitution, voici autant de question qui fait monter l'adrénaline dans la classe politique. Le président Alassane Ouattara rassure pourtant ses compatriotes de ce que ces élections se passeront dans le calme et la sérénité.

A cet effet, l'armée ivoirienne a fait une démonstration de force, ce 7 août lors de la célébration de la fête de l'indépendance, à travers un défilé militaire impressionnant avec de l'artillerie lourde. Poursuivant sur cette même lancée, Hamed Bakayoko a procédé, ce samedi, à l'ouverture d'une brigade de gendarmerie à Bayota, dans le département de Gagnoa en présence du Commandant supérieur de la gendarmerie Alexandre Apalo Touré. Cette nouvelle brigade est d'ores et déjà opérationnelle avec ses 35 éléments affectés pour les besoins de la cause.

Lors de l'installation du Commandant de cette brigade, le ministre d'Etat, ministre de la Défense a lancé à l'égard de la population : « Voici votre commandant de brigade, il est à votre disposition. » Le mot d'ordre passé à ces gendarmes de Bayota est donc très clair : « Etre plus proche des populations afin de réussir au mieux leur mission. »

Les Ivoiriens aspirent à la paix, mais redoutent fortement que le pays retombe dans les travers du passé avec le scrutin présidentiel à venir. Le quadrillage du territoire ivoirien par les Forces de défense et de sécurité (FDS) vient quelque peu rassurer la population. Ce déploiement de policiers, gendarmes et militaires ne doit cependant pas constituer une entrave aux libertés individuelles et collectives.