Lutte contre le terrorisme : Vladimir Poutine au secours du G5 Sahel

Vladimir Poutine s'engage aux côtés du G5 Sahel
Par K. Richard Kouassi
Publié le 25 octobre 2019 à 12:30 | mis à jour le 25 octobre 2019 à 14:11

À l'initiative de Vladimir Poutine, une quarantaine de dirigeants africains s'est retrouvée à Sotchi, en Russie du mercredi 23 au jeudi 24 octobre 2019. Au cours de ce sommet Russie-Afrique, les hôtes du président russe ont soulevé la question de la lutte contre le terrorisme.

Vladimir Poutine s'engage aux côtés du G5 Sahel

C'est à Roch Marc Christian Kaboré qu'est revenue l'opportunité de présenter la situation sécuritaire dans le Sahel. Le président du Burkina Faso a pris la parole au cours de la séance plénière le jeudi 24 octobre 2019. Le chef d'État burkinabè a invité Vladimir Poutine "à établir un partenariat stratégique renforcé avec le Sahel, et à apporter son appui au plan d’action de lutte contre le terrorisme", rapporte le site wakatsera.com. "J’appelle particulièrement la Russie à se joindre au partenariat international pour la stabilité et la sécurité dans le Sahel proposé au sommet du G7 à Biarritz", laissé entendre Roch Marc Christian Kaboré.

Pour sa part, Vladimir Poutine a reconnu que "le développement du continent africain est entravé par le terrorisme, l’idéologie extrémiste, le crime transnational". Le dirigeant russe a préconisé une coordination d'échanges d’informations, entre les pays membres du G5 Sahel et la Russie, afin de faire front dans la lutte contre le terrorisme. "Il est important de renforcer notre effort commun dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme", a ajouté Vladimir Poutine.


Le sommet Russie-Afrique est une grande première entre le pays de Vladimir Poutine et les États africains. À Sotchi, l'homme fort de Moscou a affiché sa détermination et sa volonté de se positionner en véritable ami du continent. "Nos échanges ont doublé. Les experts disent que c’est bien. Moi, je dis que c’est trop peu", a fait savoir Vladimir Poutine, qui a tenu à souligner que la Russie n'est nullement dans une "vision colonialiste" en décidant de se rapprocher de l'Afrique.