Le gouvernement recadre l'Eglise catholique, les vérités de Sidi Touré

Sidi Touré, porte-parole du gouvernement ivoirien
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 21 janvier 2020 à 13:47 | mis à jour le 21 janvier 2020 à 15:06

Sidi Tiémoko Touré, porte-parole du gouvernement a répondu à la déclaration des évêques ivoiriens relative aux conditions générales de l'organisation d'une élection apaisée en Côte d'Ivoire.

Le gouvernement ivoirien répond à l'Église Catholique

Dans une interview accordée à Operanews et publiée sur la page Facebook du Porte-parolat du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a répondu à la déclaration des Évêques sur la présidentielle 2020. "Il n’y a pas de prisonniers politiques ni de prisonniers d'opinion en Côte d’Ivoire, il faut que cela soit bien clair", a répondu le ministre Sidi Tiémoko au clergé catholique.

Selon lui, le gouvernement a beaucoup fait pour la réconciliation nationale, la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. "Aujourd’hui, notre pays est en paix et en sécurité. L’implication des chefs religieux a été d’ailleurs d’une importance capitale à cet effet", fait-il savoir. Il a rappelé aux évêques et archevêques que "les enjeux actuels" appellent que les prises de position soient mesurées. "J’aimerais simplement relever que la qualité de politicien ne nous dédouane pas du fait que nous sommes tous justiciables, d’autant plus que quand il s’agit de flagrant délit d’atteinte à la sureté de l'État", a précisé le ministre Sidi Touré.

Lundi 20 janvier 2020 à Korhogo, Salomon Lézoutié et ses pairs du clergé catholique, exhortaient le chef de l'État Alassane Ouattara et son gouvernement à la "libération des prisonniers politiques et d'opinion". Ce qui devrait participer à booster le processus de réconciliation nationale en cours en Côte d'Ivoire, déterminante pour la tenue d' élection présidentielle apaisée en 2020.


Cette sortie des évêques et archevêques ivoiriens est relative à la situation sociopolitique qui se durcit de plus en plus à quelques mois de la prochaine élection présidentielle en Côte d'Ivoire. Plusieurs compagnons de l'ancien président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, dont des députés ont récemment été arrêtés et jetés en prison pour "atteinte à l'autorité de l'État, divulgation de fausses nouvelles et trouble à l'ordre public". Guillaume Soro est, lui, visé par un mandat d'arrêt international pour tentative de déstabilisation de la Côte d'Ivoire.




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