En Afrique du Sud, un mandat d’arrêt vient d’être signé contre l’ancien président Jacob Zuma. Jugé pour 16 chefs d’accusation, dont des faits de corruption, fraude et racket, l’ex-dirigeant sud-africain ne s’est pas présenté mardi 4 janvier 2020 à son procès pour des raisons de santé.

Afrique du Sud, Jacob Zuma menacé par un mandat d’arrêt

Mardi 4 février 2020, Jacob Zuma était absent à son procès. Poursuivi pour de nombreux chefs d’accusation, entre autres, la corruption, la fraude et le racket, l’ancien président de l’Afrique du Sud n’a pu prendre part à ce procès. Les autorités sud-africaines ont alors souhaité qu’un mandat d’arrêt soit émis contre lui. Une demande a été adressée au juge Dhaya Pillay de la Haute cour dans ce sens. En réponse, les avocats de M. Zuma ont présenté un dossier médical afin d’obtenir l’absence de leur client. En effet, selon BBC, la défense de l’ancien président a fait savoir qu’il est sorti de l’ Afrique du Sud dans l’objectif de recevoir des soins médicaux à l’étranger. Il serait à Cuba pour se faire soigner. L’Autorité nationale des poursuites (NPA) a tenu à voir les dossiers médicaux en vue de se convaincre de l’état de santé de Jacob Zuma.

« Il est absurde pour l’État de douter de l’admissibilité de la note médicale tamponnée par notre propre responsable militaire », a déclaré Me Dan Mantsha, avocat de Jacob Zuma. Pour sa part, l’Autorité nationale des poursuites déclare que la « note de maladie » de l’ancien chef d’État est irrecevable, car la date qui y figure semble avoir été modifiée. Il faut savoir que si le tribunal conclut que le concerné a livré de fausses informations que son état de santé, alors le mandat entrera en vigueur ou encore si Zuma ne se présente pas au tribunal le 6 mai 2020.

Suite à une accusation portant sur des contrats et avantages à la famille Gupta, une enquête est ouverte contre Zuma. En octobre 2019, une autre enquête est ouverte par la Haute cour de Pietermaritzburg relativement à une affaire entre l’homme d’État et le groupe Thales. Notons que Jacob Zuma avait annoncé sa démission le 14 février 2018.