Code électoral: L'opposition dit niet à Gon et interpelle Ouattara

Code électoral: En bloc, l'opposition récuse Amadou Gon, leur appel à Ouattara
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 18 février 2020 à 15:20 | mis à jour le 18 février 2020 à 17:57

La réforme du code électoral était au centre d'une conférence de presse animée par l’opposition politique ivoirienne le mardi 18 février 2020, au siège du PDCI-RDA. Il était question pour l'opposition de se prononcer sur l’échec de la deuxième phase du dialogue politique.

Code électoral: L’opposition exige un dialogue direct avec Alassane Ouattara

Pour l’opposition, il est désormais hors de question de retourner à une table de discussions avec le Premier ministre Amadou Gon comme interlocuteur dans le cadre du dialogue sur la réforme du code électoral. «Le gouvernement a échoué. On demande un dialogue direct avec le président Alassane Ouattara », a argué Maurice Kakou Guikahué.

Représentée au plus haut niveau par les plateformes EDS, CDRP, FPI/AFD, GPS/LIDER et URD, l'opposition estime en effet que le Premier ministre a été incapable de mener à bien les discussions devant aboutir à la mise en place d’un code électoral crédible, gage de l’organisation d’un scrutin crédible, apaisé et transparent.

«Sur 12 points fondamentaux qui touchent entre autres à la crédibilité de la CEI, du processus électoral, du financement et du cautionnement des candidatures, il n’y a qu’un seul point sur lequel nos deux parties sont tombées d’accord », a dénoncé l’un des cadres de l’opposition. Qui a également crié son indignation suite à la décision « inacceptable et incompréhensible » du gouvernement de mettre fin unilatéralement aux négociations.

Pour autant, l'opposition n'a pas manqué de réitérer son engagement à poursuivre le dialogue politique de sorte à obtenir un consensus autour des conditions générales de l’organisation des prochaines élections.


«Nous participerons à toutes les élections. Mais nous nous battrons pour que les conditions des élections soient crédibles parce que nous ne voulons pas d’une élection qui sera suivie d’une crise postélectorale », a lâché M. Guikahué.