Couper-décaler: Abou Nidal juge la génération Sheney, Safarel et autres

Abou Nidal déçu de la nouvelle génération du couper décaler
Par K. Richard Kouassi
Publié le 27 mai 2020 à 20:50 | mis à jour le 27 mai 2020 à 23:39

Abou Nidal n'est pas du tout content de la nouvelle génération du couper décaler. Surnommé le "Wara Boss", l'homme se dit profondément déçu par les faiseurs de la musique créée par feu Doukouré Hamidou Stéphane dit Douk Saga. Il affirme avoir pris ses distances vis-à-vis de ce genre musical à cause du comportement de certains chanteurs.

Abou Nidal déçu de la nouvelle génération du couper décaler

Né dans les années 2000, le couper décaler est un genre musical créé par Doukouré Hamidou Stéphane, plus connu sous le nom Douk Saga, décédé le 12 octobre 2006 à Ouagadougou, au Burkina Faso, des suites d'une longue maladie.

À la mort du Président de la Jet Set (une bande d'amis menée par Douk Saga avec laquelle il a propulsé ce genre musical), nombreux sont les observateurs de la musique ivoirienne qui ont annoncé la fin du couper décaler.

Mais près de 15 ans après, ce rythme musical continue de faire vibrer les mélomanes. Cependant, Abou Nidal, l'un des anciens compagnons du Sommet de l'Himalaya, autre surnom de Douk Saga, affirme être déçu par la nouvelle version du couper décaler.

"Les initiateurs du décalé coupé, c’était une bande d’amis. Chacun d’eux avait sorti une chanson. Quand Douk Saga les présentait, il disait toujours : «Mes ministres». En boite, tout le monde dans la Jet Set venait danser sur le son de chacun, c’était l’unité, une famille", s'est souvenu Abou Nidal, de son vrai nom Aboubacar Doumbia, sur Vibe Radio.

Poursuivant, le concepteur de la "chaussure qui parle" a décrié le comportement de la nouvelle génération de faiseurs de couper décaler. Il a pointé du doigt les clashes entre les artistes-chanteurs du mouvement lancé en 2000. Abou Nidal ne s'est pas arrêté là.


"Je ne m’inscris pas dans ce coupé décalé de cacophonie. Franchement, ce coupé décalé là, je ne me reconnais pas dedans. Les jeunes ont pris l’aspect négatif de la chose. On veut faire les choses comme les Américains, mais eux, il y a tout un système de business là-bas !", a-t-il clarifié.



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