Marche anti Ouattara: Bédié ne condamne pas les violences à Daoukro

Bédié ne condamne pas les violences à Daoukro
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 13 août 2020 à 10:19 | mis à jour le 13 août 2020 à 10:19

Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), a vivement condamné les agressions perpétrées sur de jeunes manifestants proches de l'opposition, qui manifestaient contre la candidature du président Alassane Ouattara.

Bédié: "J’invite ardemment Ouattara à faire cesser ces agressions et à assurer la protection des biens et des personnes"

« C’est avec une grande indignation et tristesse que je note que, depuis la matinée de ce mercredi 12 Août 2020, une vague de répression aveugle et des agressions brutales s’abattent sur des jeunes démocrates ivoiriens, épris de paix et de responsabilité citoyenne, qui manifestent pacifiquement contre la candidature du Président Alassane Ouattara pour un troisième mandat à l’élection présidentielle du 31 Octobre 2020 », a dénoncé Henri Konan Bédié dans une déclaration dont Afrique-sur7.fr a reçu copie.

« Je condamne, avec fermeté et détermination, ces agressions qui ont occasionné deux morts, de graves blessés et des destructions des biens publics et privés », a-t-il renchéri.

Le président du PDCI-RDA a tenu à rappeler au pouvoir RHDP, que manifester pacifiquement est un droit pour tout citoyen, reconnu par la Constitution en son article 20.

«Je déplore que ces braves militants pacifistes de Ferkessédougou, de Daoukro, Daloa, d'Oumé et d’autres villes de la Côte d’Ivoire, agissant pour la noble cause de préservation de l’inviolabilité de notre loi fondamentale, aient été victimes des agressions organisées par des hordes instrumentalisées, venues d’ailleurs », a-t-il déploré.

Bédié a par ailleurs condamné les arrestations arbitraires et demandé par conséquent la libération immédiate des manifestants n’ayant commis aucun acte répréhensible.


« J’invite ardemment le Président de la République, garant des libertés publiques, et les autorités militaires ivoiriennes à faire cesser ces agressions et à assurer la protection des biens et des personnes désireuses d’exprimer librement leur opinion sur les questions qui touchent à la marche de notre Nation », a-t-il exigé.




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