Simone Gbagbo cogne Ouattara: Kandia et le RHDP brandissent la CPI

Simone Gbagbo parle, Kandia et les femmes du RHDP brandissent la CPI
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 12 août 2020 à 20:09 | mis à jour le 12 août 2020 à 20:09

Simone Gbagbo, ex-Première dame de Côte d'Ivoire, a été prise à partie par les femmes du RHDP, réunies ce mercredi 12 août 2020, au bureau annexe du parti sis à Cocody rue Lepic.

Kandia Camara à Simone Gbagbo: "Nous femmes du RHDP seront dans l’obligation de demander au président Ouattara de te transférer à la Haye"

Kandia Camara et les femmes du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) sont très remontées contre Simone Gbagbo. Elles reprochent à l’épouse de Laurent Gbagbo, ses propos tenus, mardi 11 août 2020, lors de la conférence de presse du Front populaire ivoirien, relative à la candidature du président Alassane Ouattara.

« Nous disons que la candidature du président Ouattara est légale et légitime et c’est non négociable. Nous leur disons que seul le Conseil constitutionnel est habilité à juger de l'éligibilité d’un candidat ou non », a réagi la ministre de l’ Éducation nationale. « Les leaders de l’opposition s’agitent; ils ont choisi leur candidat, on n'a rien dit. On choisit notre candidat qui fait l’unanimité au sein de notre parti, et ils s’agitent. Nous leur disons que chacun est libre de choisir son candidat », a-t-elle prévenu.

Lors de la conférence de presse qu’elle a animée mardi 11 août 2020, à sa résidence sise à Cocody Riviera Golf, l’épouse de Laurent Gbagbo a invité Alassane Ouattara à surseoir à son projet de 3è mandat frappé, selon elle, du sceau de l’illégalité au regard de la constitution. Elle avait également invité le chef de l'Etat sortant à privilégier la consolidation de la paix sociale plutôt que de s'adonner à des actions qui n'auront pour seule conséquence que de mettre en péril la paix sociale.

« Il n’est pas juste que M. Ouattara, leader du RHDP, rende toute la Côte d’Ivoire coupable de son incapacité à trouver au sein de sa formation politique, une personnalité capable de porter le flambeau de son parti à cette élection présidentielle », avait-elle fustigé. En réaction à ces propos qui visiblement n’ont pas été du goût des femmes du RHDP, ces dernières lui brandissent la menace de son transfèrement à la Cour pénale internationale (CPI).


« Nous femmes du RHDP seront dans l’obligation de demander au président Ouattara de ne plus s’interposer et de laisser le processus de son transfèrement à la Haye pour qu’elle aille répondre de ses actes devant cette juridiction internationale pour les faits qui lui sont reprochés », ont-elles déclaré. L’ex-Première dame ivoirienne est poursuivie par la CPI pour des faits de « crimes contre l’humanité » perpétrés lors de la crise postélectorale de 2010-2011.




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