CNT: Le Procureur Adou Richard s'explique sur l'arrestation de Bédié

Bédié assigné à résidence ?  Le procureur Adou Richard explique
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 06 novembre 2020 à 18:09 | mis à jour le 06 novembre 2020 à 18:19

Le Procureur de la République, Adou Richard, a donné les raisons qui justifient le blocus imposé aux résidences des responsables politiques de l’opposition, dont celle d’Henri Konan Bédié, président du Conseil national de transition (CNT).

"Le président Bédié n'est pas en état d'arrestation", assure le Procureur Adou Richard

Le Procureur Adou Richard était face à la presse nationale et internationale ce vendredi 6 novembre 2020, au tribunal d'Abidjan-Plateau. Le représentant du ministère public a, à l’occasion, évoqué le cas de l’ex-président Henri Konan Bédié, accusé de sédition par le régime Ouattara.

« Il a été dit ici que l’élection présidentielle s’est tenue. Les résultats étaient en train d’être proclamés lorsque certains membres de partis d’opposition se sont réunis dans un domicile pour annoncer la création d’un Conseil national de transition en indiquant qui allait diriger ce conseil. C’est un acte de sédition », a-t-il clarifié.

Évoquant le blocus imposé aux domiciles des responsables de l’opposition politique, le procureur de la République a indiqué que cela répond à une obligation des autorités ivoiriennes de maintenir l’ordre public.

« Quand il y a pareil trouble à l’ordre public, il y a d’abord la police administrative qui fait son travail qui consiste à rétablir l’ordre public (…) Ce qui se passe, c’est pour le maintien de l’ordre public qui a été troublé parce qu’on ne sait jamais », a-t-il justifié.

Richard Adou a en revanche tenu à rassurer qu’Henri Konan Bédié, le chef de fil de l’opposition ivoirienne, n’est ni en état d’arrestation ni en assignation à résidence.

« Le président Bédié n’est pas en état d’arrestation. On ne peut parler d’assignation à résidence parce qu’il n’y a pas de décret», a rassuré le Procureur de la République.

La réélection du chef de l’ Etat sortant, Alassane Ouattara, lors de la présidentielle du 31 octobre 2020, à plus de 94.27%, a plongé la Côte d’Ivoire dans une grave période d’incertitude et de violences.


Déniant toute légitimité au candidat déclaré provisoirement élu par la Commission électorale indépendante (CEI), Henri Konan Bédié et ses pairs de l’opposition, ont mis en place un Conseil national de transition.

Les missions de ce Comité de transition sont entre autres de «préparer le cadre de l’organisation de l’élection présidentielle juste, transparente et inclusive », « mettre en place, dans les prochaines heures, un gouvernement de transition » et « convoquer les assises nationales pour la réconciliation nationale en vue du retour à une paix définitive en Côte d’Ivoire ».






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