Réconciliation nationale : KKB concerte le médiateur de la République

Réconciliation nationale - KKB se rapproche du Médiateur de la République Adama Toungara
Par Eugène SAHI
Publié le 08 janvier 2021 à 18:39 | mis à jour le 08 janvier 2021 à 18:39

Kouadio Konan Bertin (KKB) nommé, mardi 15 décembre 2020, ministre de la Réconciliation nationale, se rapproche du Médiateur de la RépubliqueAdama Toungara, qu’il a visité ce vendredi 8 janvier 2020.

Reconciliation nationale: KKB veut "mériter la confiance du président de la République"

Annoncé par Alassane Ouattara lors de sa prestation de serment, lundi 14 décembre, le ministère de la Réconciliation nationale aura vu le jour dès le lendemain.

« Après ma nomination, au vu de nos valeurs et avant de commencer mon action, je suis passé saluer le médiateur de la République. Je suis venu lui rendre cette visite de courtoisie pour recueillir les conseils d’usage afin de continuer à mériter la confiance du président de la République, parce que je m’inscrirai dans la droite ligne de sa vision, afin d’apporter une contribution positive au processus de réconciliation dans le pays. M. Toungara est un monsieur avec qui j’entretiens de bonnes et vieilles relations. Il est dans la fonction depuis de nombreuses années. Pour le débutant que je suis, j’ai besoin de conseils, d’orientations et d’encadrement », a fait savoir le ministre KKB à sa sortie d’audience, rapporte son service de communication.

De l’avis de nombreux observateurs, l’échec de la réconciliation après la crise post-électorale de 2010-2011 est l’un des points qui pèchent dans le bilan des deux premiers mandats d’Alassane Ouattara.

Candidat en 2015, Kouadio Konan Bertin a à nouveau brigué la magistrature suprême, le samedi 31 octobre dernier, refusant de rallier le reste de l’opposition, qui a appelé au boycott actif du processus électoral.

KKB: « Jamais un Ivoirien ne m’a lancé une pierre »

L’ancien député de Port-Bouët a été le seul à faire campagne face à Alassane Ouattara, réélu pour un 3è mandat controversé marqué par des violences communautaires, accentuant davantage la fracture sociale issue de la grave crise postélectorale de 2010-2011, qui a vu la chute du régime de Laurent Gbagbo.


« J’ai subi toutes sortes de pressions, mais il faut dire que jamais un Ivoirien ne m’a lancé une pierre, jamais un Ivoirien ne m’a agressé, même verbalement », a-t-il assuré au terme de la campagne électorale.

Si l’opposition l’accuse souvent d’avoir joué le sparring-partner d’Alassane Ouattara pour la présidentielle, le ministre de la Réconciliation nationale entend convaincre ses détracteurs et autres sceptiques de son engagement dans la mise en œuvre de sa feuille de route : réussir vaille que vaille la réconciliation des Ivoiriens.






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