La Côte d’Ivoire a connu des violences électorales à la faveur de l’élection présidentielle de fin octobre 2020. Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) appelle à mettre fin à l’impunité et demande aux autorités ivoiriennes d’entamer des poursuites judiciaires contre les auteurs identifiés.

Violences électorales : Le CNDH dit « non » à l’impunité

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) tient à ce que la Côte d’Ivoire ne vive pas les violences électorales à l’approche des élections législatives. Dans un communiqué dont copie nous est parvenue, la structure dirigée par la présidente Namizata Sangaré rappelle que « conformément à son mandat de surveillance du respect des Droits de l’Homme sur le territoire national », elle s’engage « dans l’observation du processus lié aux élections législatives du 6 mars 2021 ».

Toutefois, le CNDH n’a pas manqué de rappeler qu’il a « documenté du 16 septembre au 10 novembre 2020, les violences qui ont émaillé le processus électoral lié au scrutin présidentiel du 31 octobre 2020 ». Il précise par ailleurs qu’il a « rapporté de nombreuses atteintes à la vie et à l’intégrité physique de la personne humaine, des destructions massives de biens publics et privés, des déplacements internes de populations, ainsi que des attaques contre des symboles et l’autorité de l’État (…) commis par des militants, sympathisants et autres personnes se réclamant de formations politiques ».

Dans le souci de lutter contre l’impunité en Côte d’Ivoire, le conseil « recommande la poursuite des auteurs identifiés de ces actes de mauvaise conduite devant les juridictions compétentes », non sans encourager la mission de l’Unité spéciale d’enquête (créée par décret n° 2020-945 du 25 novembre 2020) sur les évènements survenus à l’occasion de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

En vue d’éviter de nouvelles violences électorales, « le CNDH en appelle à la responsabilité de tous, notamment les candidats et les formations politiques pour l’éducation civique, citoyenne et électorale de leurs militants et sympathisants, dans le respect de la loi et des droits de l’homme ».