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Bassirou Diomaye Faye avait saisit le Conseil constitutionnel contre Ousmane Sonko

Gary SLM
Bassirou Diomaye Faye avait saisit le Conseil constitutionnel contre Ousmane Sonko
Bassirou Diomaye Faye avait saisit le Conseil constitutionnel contre Ousmane Sonko

Le chef de l’État sénégalais Bassirou Diomaye Faye vient d’ouvrir un front juridique en sollicitant l’avis des sept Sages sur la question de la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Une initiative qui pose la question du respect des règles constitutionnelles dans un Sénégal traversé par une zone de turbulences politiques rarement observée depuis l’alternance d’avril 2024.

Première victoire d’Ousmane Sonko sur Bassirou Diomaye Faye ?

Le pays se trouve plongé dans une séquence incertaine. D’après les informations rapportées par le quotidien Senenews, Bassirou Diomaye Faye a transmis lundi un courrier au Conseil constitutionnel, à la veille d’une plénière particulièrement attendue à l’hémicycle. L’enjeu : trancher juridiquement la possibilité, pour Ousmane Sonko, de retrouver son siège de député après son éviction de la Primature.

Le choix du président n’est pas un hasard. En portant le dossier devant la haute juridiction quelques heures avant la séance prévue à 9 heures ce mardi, laquelle a été bouclée par l’installation de Sonko à tant que Président de l’Assemblée Nationale du Sénégal, il cherche à inscrire la confrontation dans le cadre du droit plutôt que sur le terrain purement politique.

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Reste qu’aucun observateur ne s’y trompe : c’est aussi une manœuvre de positionnement dans un bras de fer qui oppose désormais l’exécutif aux députés de son propre camp. Du côté de PASTEF, la ligne est assumée. Les parlementaires veulent voir Sonko reprendre place sur les bancs de l’Assemblée, persuadés que son retour redonnerait du poids à un mouvement secoué par son limogeage de la tête du gouvernement.

Le tempo institutionnel achève de rendre la situation explosive. L’avis du Conseil constitutionnel n’étant été entendu avant le début de la plénière, on peut croire que le président assirou Diomaye Faye n’est pas arrivé à ses fins, à savoir bloquer la prise du parlement par son nouvel opposant. Les députés, les ministres sortants, les juristes, mais aussi la rue, attendent tout de même une décision dont la portée dépasse largement le cas de querelles internes à un même parti politique.

Difficile, par ailleurs, d’isoler cette saisine du contexte général. Depuis le départ d’Ousmane Sonko de la Primature, les événements s’enchaînent à un rythme que les vétérans de la politique sénégalaise peinent à comparer à un précédent récent. Quarante-huit heures après son limogeage, El Malick Ndiaye a quitté la présidence de l’Assemblée nationale pour faciliter l’installation d’Ousmane Sonko. Résultat : le Sénégal s’est retrouvé sans Premier ministre, sans gouvernement formellement installé et sans président de l’Assemblée nationale. Une triple vacance qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire récente de la République.

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Dans les couloirs du pouvoir, plusieurs scénarios circulent. Si le Conseil constitutionnel valide la réintégration de Sonko, le PASTEF reprendra l’initiative à l’Assemblée et pourra peser davantage sur la composition du futur attelage gouvernemental. À l’inverse, un avis défavorable consoliderait la position du président Faye, qui pourrait alors imposer son propre choix de Premier ministre sans avoir à composer avec un Sonko revenu en première ligne parlementaire. Entre ces deux extrêmes, des configurations intermédiaires restent envisageables, notamment une décision partielle ou conditionnée qui laisserait à chaque camp matière à interprétation.

Sur le terrain, l’inquiétude grandit. Les acteurs économiques surveillent de près l’évolution de la crise, conscients que le climat politique conditionne directement la confiance des investisseurs et la stabilité de la sous-région. Les partenaires extérieurs, eux, observent en silence, attendant de voir comment Dakar trouvera la voie d’un déblocage.

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Gary SLM

Gary SOGNON : Responsable de Communication, je suis également journaliste-rédacteur web sur Afrique Sur 7. J’excelle dans la création de contenus captivants optimisés pour le référencement. Mon expertise polyvalente dans divers secteurs me permet de produire régulièrement des publications sur différents sujets de culture, politique, économie et de sport. Suivez-moi sur cette page pour plus d’actualités.

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