Bénin : les enjeux de la nouvelle notation en monnaie locale
La société de notation Bloomfield Investment Corporation a annoncé une amélioration notable du profil de crédit du Bénin. La notation souveraine en monnaie locale, valable de juin 2026 à mai 2027, indique la solidité des fondamentaux macroéconomiques du pays. La note de l’agence financière met également en lumière des défis persistants.
Bloomfield relève la note de long terme du Bénin de A+ à AA-
Dans une note publiée mardi 15 septembre 2026, Bloomfield a relevé la note de long terme du Bénin de A+ à AA-. Cette nouvelle notation est assortie d’une perspective stable sur la qualité de crédit très élevée et des risques d’investissement jugés minimes. La note de court terme est quant à elle maintenue à A1-, mais avec une perspective positive. Ceci confirme une certitude de remboursement à court terme soutenue par d’excellents facteurs de liquidité selon l’agence de notation.
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L’agence note que l’amélioration de la note du pays s’explique par une combinaison de croissance économique robuste et de discipline budgétaire exemplaire. Sur le PIB réel, une progression est notée, passant de 7,5 % en 2024 à 8,1 % en 2025. Elle positionne le Bénin comme la locomotive de croissance de l’espace UEMOA. En ce qui concerne le déficit budgétaire, il a été ramené à 2,3 % du PIB en 2025, malgré le contexte électoral.
Par ailleurs, le taux de pression fiscale a atteint 11,8 % du PIB, contre 11,2 % en 2024. Quant au ratio de dette totale, il a reculé à 50,1 % du PIB, tandis que la masse salariale a été réduite à 26,4 % des recettes fiscales. L’inflation est restée particulièrement faible, à 1,1 % en 2025.
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Pour Bloomfield, ces indicateurs traduisent une gestion budgétaire rigoureuse et transparente, renforcée par le rebasage du PIB et une réforme comptable. Toutefois, les experts soulignent des fragilités persistantes. Malgré les avancées relevées, Bloomfield souligne des vulnérabilités importantes. Sur cette ligne, la menace sécuritaire dans la région demeure le principal facteur de risque, face à des capacités de réponse nationales limitées. Les données affichent une dette extérieure qui représente 38,5 % du PIB. Ce qui illustre une dépendance croissante aux financements extérieurs.
Les indicateurs clés
| Indicateur | 2024 | 2025 | Analyse |
| Croissance du PIB réel (%) | 7,5 | 8,1 | Dynamique portée par les ressources nationales |
| Inflation (%) | 1,2 | 1,1 | Stabilité des prix préservée |
| Dette totale (% PIB) | 51,1 | 50,1 | Ratio soutenable |
| Dette extérieure (% PIB) | 38,6 | 38,5 | Forte exposition extérieure |
| Taux de pression fiscale (% PIB) | 11,2 | 11,8 | Amélioration du recouvrement |
| Solde budgétaire (% PIB) | -2,5 | -2,3 | Consolidation réussie |
| Service dette / Recettes fiscales | 50,3 | 45,3 | Allègement du poids de la dette |
| Masse salariale / recettes fiscales (%) | 30,4 | 26,4 | Gain de flexibilité budgétaire |
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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