Burkina Faso : l’ARCEP engage les autorités locales pour accélérer le déploiement des réseaux
Les infrastructures de télécommunications au Burkina Faso font face à de nombreux défis. Pour en faciliter la mise en place, l’ARCEP a organisé, ce lundi 29 juin 2026, un atelier de quatre jours visant à renforcer l’engagement des autorités locales dans le soutien aux projets numériques.
Burkina Faso : les infrastructures de télécommunications au cœur des discussions
Cette initiative vise à transformer les responsables locaux en intermédiaires d’information pour les populations. Le but est de diminuer les résistances rencontrées lors de l’implantation de sites radioélectriques dans diverses communes du pays. Les participants reçoivent une formation sur le cadre juridique des communications électroniques, les servitudes administratives, le droit d’occupation du domaine public routier, les rayonnements non ionisants, ainsi que les règlements environnementaux liés au déploiement. Ils apprennent également le rôle du Fonds d’accès et de service universel (FASU) dans la promotion de l’inclusion numérique.
Lire aussi : Kenya : un accord pour l’accélération de l’économie numérique et verte
Wendlassida Patrice Compaoéré, secrétaire exécutif de l’ARCEP, a souligné que les projets de télécommunications continuent de rencontrer des obstacles sur le terrain. « L’implantation de sites radioélectriques est parfois retardée, suspendue ou même abandonnée à cause de malentendus, de réticences ou de préoccupations exprimées par les populations urbaines », a-t-il précisé. Les communes de Bittou, Koudougou, Lumbila, Ouahigouya, Ouagadougou, Réo et Bobo-Dioulasso figurent parmi celles qui sont concernées par cette initiative.
Des inquiétudes face à la 4G et 5G
Les inquiétudes entourant les réseaux 4G et 5G sont souvent liées aux craintes concernant les rayonnements non ionisants émis par les infrastructures de télécommunications. Ces technologies suscitent particulièrement des préoccupations à ce sujet. En ce qui concerne les fréquences utilisées par ces réseaux, la Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants a établi des seuils de 61 volts par mètre pour le champ électrique et de 10 watts par mètre carré pour la densité de puissance. Ces normes sont incluses dans la recommandation ITU-T K.91 émise par l’Union internationale des télécommunications.
Lire aussi : Côte d’Ivoire : Orange Money renforce son écosystème numérique avec OM Business
L’accès au numérique constitue un enjeu majeur
Les défis liés au déploiement se posent alors que la couverture numérique dans le pays demeure inégale. D’après les données officielles d’août 2024, le taux de couverture en téléphonie mobile atteint 85 %, tandis que celui de la 3G est de 64 % et de 46 % pour la 4G. Selon l’Union internationale des télécommunications, en 2024, 28,3 % de la population avait accès à Internet, tandis que le taux de pénétration de la téléphonie mobile s’élevait à 63,9 %. En plus des oppositions locales, d’autres facteurs tels que le vandalisme des infrastructures, les exigences de sécurité, les investissements des opérateurs et les besoins de maintenance continuent de peser sur le développement des réseaux dans le pays.