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Côte d’Ivoire-Cacao : Koné Moussa met en garde contre toute récupération politique de la grève

Régis BOCO
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Côte d'Ivoire-Cacao : Koné Moussa met en garde contre récupération de la grève
Côte d’Ivoire-Cacao : Koné Moussa met en garde contre récupération de la grève

Le président du SYNAP-CI Koné Moussa, met en garde contre toute récupération politique du mouvement de grève dans la filière cacao. Il a animé un meeting de sensibilisation à l’intérieur du pays pour remobiliser les producteurs. L’organisation syndicale exige un arbitrage financier équitable tout en préservant le caractère strictement apolitique des revendications agricoles. Cette mobilisation fait suite au mot d’ordre de débrayage national lancé à la mi-septembre.

Côte d’Ivoire – Cacao : Koné Moussa exige une grève purement corporative

La tournée de terrain entamée le 21 septembre traverse les régions de la Marahoué et du Guémon pour maintenir l’unité des bases. Le leader du SYNAP-CI se félicite du respect des consignes de rétention des récoltes lors de son rassemblement dans la sous-préfecture de Bédiala. Les volumes de fèves acheminés vers les terminaux maritimes d’Abidjan et de San-Pédro enregistrent une baisse significative depuis le début du débrayage.

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Les planteurs maintiennent la pression économique pour obtenir une redistribution plus juste de la valeur générée par la filière. « Nous, nous sommes dans le cacao. Notre syndicat est apolitique », martèle le président de l’organisation Koné Moussa . L’intervenant exige par conséquent la fin des interférences partisanes afin de préserver l’identité purement corporative de cette crise agricole.

Le modèle économique actuel de la filière s’attire les critiques directes des syndicats agricoles. Le SYNAP-CI qualifie le prix minimum garanti de 1 200 FCFA le kilogramme d’insuffisant face à l’inflation et au coût des intrants. Le responsable de la structure dénonce l’opacité de certains circuits de commercialisation ainsi que le défaut d’exécution des contrats par des opérateurs confrontés à des tensions de trésorerie. L’organisation réclame une refonte des mécanismes de fixation des prix en s’inspirant des réformes appliquées chez les voisins ghanéen et guinéen. Le syndicat réitère sa demande d’un renouvellement à la tête de l’organe de régulation.

Le comité de Bédiala exige une réorganisation du Conseil du Café-Cacao

Le rassemblement de Bandiahi matérialise l’alignement des comités villageois sur les directives de la direction centrale. Le porte-parole local Tra Honoré rappelle que le labeur des exploitants est le moteur direct du statut de premier producteur mondial arboré par la Côte d’Ivoire. Le comité d’organisation local martèle qu’une rémunération juste constitue un droit fondamental pour les agriculteurs. Les délégués de base appuient ouvertement la demande de réorganisation des instances dirigeantes du Conseil du Café-Cacao.

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Le boycott de la livraison des récoltes se durcit

Le mot d’ordre de grève illimitée entamé le mercredi 16 septembre 2026 paralyse le flux habituel des fèves à travers les 23 régions productrices du pays. Le mouvement de contestation actuel s’oppose frontalement au prix d’achat obligatoire de 1 200 FCFA le kilo retenu par les autorités nationales pour la grande campagne. Cette action collective impose le stockage des récoltes au sein même des plantations rurales pour asseoir un rapport de force économique avec les exportateurs de San-Pédro. La grogne sociale se nourrit également de l’accumulation de retards de paiement datant des cycles d’achats précédents. Les syndicats s’appuient sur cette stratégie de rétention pour réclamer une réorganisation de la gouvernance administrative du Conseil du Café-Cacao.

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Le SYNAP-CI a mobilisé les producteurs de cacao ce jeudi 24 septembre 2026 à Bandiahi pour durcir la grève entamée le 16 septembre. Le président Koné Moussa rejette toute récupération politique, dénonce le prix actuel de 1 200 FCFA et exige une réorganisation de la gouvernance du Conseil du Café-Cacao.

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