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Côte d’Ivoire – Café-cacao : le SYNAP-CI durcit la grève des producteurs

Régis BOCO
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Côte d'Ivoire - Café-cacao : le SYNAP-CI durcit la grève des producteurs
Côte d’Ivoire – Café-cacao : le SYNAP-CI durcit la grève des producteurs

Le Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire lance une grande tournée de mobilisation des planteurs à Bouaflé. Cette action fait suite au déclenchement d’une grève illimitée le mercredi 16 septembre 2026. L’organisation s’oppose aux décisions tarifaires des instances de régulation. Ce mouvement bloque l’approvisionnement des usines de transformation. Les délégués réclament une revalorisation immédiate des revenus des familles agricoles.

Côte d’Ivoire – Café-cacao : le SYNAP-CI mobilise les planteurs au sein de 23 régions agricoles

Le déploiement syndical cible les zones de culture de la Marahoué pour installer le premier point d’ancrage des contestations. Les responsables prévoient de parcourir 23 régions productrices du pays pour maintenir l’unité des exploitants face aux autorités. Lors du rassemblement de Bouaflé, le président national du groupe insiste sur l’importance de ce front commun. Koné Moussa demande une vigilance totale pour peser sur les futures décisions économiques du secteur. Les équipes locales encadrent les planteurs pour empêcher la livraison des fèves vers les ports d’exportation.

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Le cahier de revendications de la structure réclame le départ immédiat de la direction générale du Conseil du Café-Cacao. Les agriculteurs subissent une crise de trésorerie lourde à cause de l’accumulation de stocks invendus dans les villages. Cette paralysie logistique bloque l’économie des ménages au moment où débute la récolte principale 2026-2027. Le tarif d’achat garanti s’établit actuellement à 1 200 FCFA le kilogramme sur l’ensemble du territoire. Les coopératives jugent ce montant insuffisant par rapport à la hausse du prix des engrais et des produits de traitement.

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Le SYNAP-CI réactive l’historique des grandes grèves cacaoyères

La rétention des fèves de cacao sert traditionnellement de contre-pouvoir aux décisions budgétaires centrales lors des négociations de début de saison. Le blocage des camions sur l’axe routier reliant Bouaflé à Yamoussoukro en octobre 2004 illustre cette méthode de contestation face à un tarif d’achat de 390 FCFA le kilogramme. La répression des manifestations dans le village de Bonzi fit alors 11 blessés graves parmi les paysans.

Deux ans plus tard, en octobre 2006, la principale organisation syndicale de l’époque, l’Anaproci, paralysait de nouveau les ports d’Abidjan et de San Pedro. Les camions de transport étaient immobilisés et les entrepôts vidés pour rejeter le prix d’achat obligatoire de 400 FCFA le kilogramme. Les grévistes exigeaient un passage immédiat à 600 FCFA ainsi qu’une baisse du droit unique de sortie prélevé sur les cargaisons.

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En octobre 2021, la filière entrait dans une nouvelle phase de confrontation directe. Le SYNAP-CI et l’Anaproci s’associaient pour lancer un mot d’ordre de grève illimitée marqué par le blocage des ventes et le refus de livrer les fèves aux délégations régionales. Les groupements agricoles contestaient les critères d’attribution des aides financières accordées durant la crise sanitaire internationale lié à la pandémie de COVID-19. L’actuelle tournée entamée à Bouaflé s’inscrit dans ce même héritage de lutte. Le refus des 1 200 FCFA imposés pour la campagne 2026-2027 remet en scène les mêmes mécanismes de rétention des récoltes au sein des plantations pour contraindre le pouvoir public à réformer le Conseil du Café-Cacao.

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Le leader syndical dénonce le déséquilibre de la chaîne de valeur mondiale

Les contestations s’intensifient après l’expiration d’un préavis de deux semaines déposé auprès des services ministériels. Koné Moussa dénonce la répartition inégale des bénéfices entre les exploitants locaux et les firmes multinationales de la chocolaterie. « Nous travaillons beaucoup, nous souffrons beaucoup, mais ce sont souvent d’autres personnes qui bénéficient des fruits de notre travail à notre place.

Ce n’est pas normal. Il s’agit d’un combat vital pour notre survie », affirme le président du SYNAP-CI devant l’assemblée. Les autorités justifient la rigidité des grilles tarifaires par les fluctuations récentes des bourses de Londres et de New York. Les syndicalistes rejettent ces explications macroéconomiques et maintiennent le mot d’ordre sous le slogan historique des campagnes d’Abidjan : « Unis pour la dignité du planteur ivoirien ! ».

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Le SYNAP-CI a démarré une tournée nationale à Bouaflé pour durcir la grève des producteurs entamée le jeudi 16 septembre 2026. Dirigé par Koné Moussa, le syndicat conteste le prix de 1 200 FCFA par kilogramme et exige la démission des chefs du Conseil du Café-Cacao.

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