Côte d’Ivoire – Cacao : les planteurs de Daloa rejettent la grève
En Côte d’Ivoire, la grande région cacaoyère du Haut-Sassandra refuse le blocage des pistes ce vendredi 25 septembre 2026 à Daloa. Les figures du monde paysan se rassemblent d’urgence au siège de la coopérative ECAM pour marquer officiellement leur opposition au débrayage syndical. Ce projet commun vise à bloquer toute tentative de paralysie des ventes afin de préserver la fluidité de la commercialisation locale. Les acteurs de la filière choisissent le maintien du dialogue social avec les autorités de tutelle.
Côte d’Ivoire : Koné Ba Lamine conteste le mot d’ordre du Synapci
Le démarrage officiel de la campagne de commercialisation s’ouvre dans un climat particulièrement lourd à l’intérieur du pays. Les responsables de la coopérative ECAM reçoivent les planteurs pour clarifier la situation face aux menaces de boycott du Syndicat national des agriculteurs de Côte d’Ivoire (Synapci). Les coopérateurs de la zone refusent catégoriquement de suspendre les collectes de fèves dans les villages. Les acteurs de la filière réclament plutôt des négociations apaisées avec les structures d’encadrement pour sécuriser la stabilité sociale dans les campagnes.
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Porte-parole des producteurs mobilisés, Koné Ba Lamine a publiquement contesté la représentativité du mouvement de contestation, estimant que le Synapci a agi sans mandat exprès de la base. « Nous nous désolidarisons clairement de tout mot d’ordre de grève lancé au nom des producteurs sans mandat de ceux-ci. Nous refusons toute tentative visant à bloquer la commercialisation de nos produits agricoles », a-t-il affirmé, appelant les responsables syndicaux à la responsabilité pour ne pas compromettre l’équilibre financier de la campagne 2026-2027.
L’OIA confirme la disponibilité des liquidités dans les coopératives
Au-delà du rejet du débrayage, les agriculteurs plaident pour une concertation directe avec la tutelle et les instances de régulation afin de traiter les revendications corporatives dans un cadre institutionnel. Cette analyse est partagée par Obed Blondé Doua, troisième vice-président de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA) du secteur café-cacao, qui minimise l’impact réel de l’appel au boycott. Selon lui, la réalité des zones de production dément les discours alarmistes relayés sur les réseaux sociaux. L’enjeu économique immédiat reste le financement des charges ménagères des planteurs, en particulier les dépenses de rentrée scolaire. « La campagne est ouverte et les producteurs vendent leurs produits.
Pour l’instant, c’est par petits lots pour permettre de scolariser les enfants, mais la commercialisation va progressivement atteindre sa vitesse de croisière », a précisé le responsable de l’OIA. Le dirigeant de l’interprofession garantit que les enveloppes financières irriguent l’ensemble des structures d’achat régionales. Selon Obed Blondé Doua, la mise à disposition effective de ces lignes de paiement dans les centres de stockage assure le règlement immédiat et sécurisé des livraisons de fèves effectuées par les paysans du Haut-Sassandra.
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Côte d’Ivoire : la colère face aux 1 200 FCFA s’efface devant l’urgence de la rentrée
La fixation du prix d’achat du cacao à 1 200 francs CFA par kilogramme avait initialement déclenché une levée de boucliers syndicale le 16 septembre dernier. Ce mécontentement tarifaire s’est pourtant fracassé sur les réalités budgétaires des producteurs du Haut-Sassandra à l’approche de la rentrée des classes. En opposant un refus catégorique au mot d’ordre de grève nationale, ces planteurs de Daloa imposent leur propre impératif économique aux centrales syndicales d’Abidjan. Cette résistance paysanne locale permet de maintenir les ventes physiques de fèves pour scolariser les enfants tout en protégeant le circuit logistique ivoirien. L’échec du mot d’ordre démontre que la distribution immédiate d’argent liquide dans le réseau des coopératives reste le seul instrument efficace pour stabiliser les zones rurales.
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Les planteurs de cacao du Haut-Sassandra ont désavoué la grève du Synapci ce vendredi 25 septembre 2026 à Daloa. Malgré les tensions nées de la fixation du prix du kilogramme de cacao à 1 200 francs CFA, ils maintiennent les ventes au sein de la coopérative ECAM pour financer la scolarité de leurs enfants grâce aux liquidités disponibles.