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Côte d’Ivoire – CEI dissoute : qui paie les salaires et les loyers ? Fournisseurs à bout et vigiles inquiets

Gary SLM
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Côte d'Ivoire - CEI dissoute : qui paie les salaires et les loyers ? Fournisseurs à bout et vigiles inquiets
Côte d’Ivoire – CEI dissoute : qui paie les salaires et les loyers ? Fournisseurs à bout et vigiles inquiets

Soixante-dix-neuf jours après l’ordonnance du 6 mai, l’ex-Commission électorale indépendante (CEI) de Côte d’Ivoire n’a ni liquidateur, ni ordonnateur, ni trésorerie. Bailleurs, sociétés de gardiennage et prestataires attendent. Le silence dure.

Côte d’Ivoire : silence inquiétant de l’Etat sur les mesures transitoires après la dissolution de la CEI

En Côte d’Ivoire, la Commission électorale indépendante (CEI) a été dissoute le mercredi 6 mai 2026. En effet, ce jour , le Conseil des ministres a adopté, au titre du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, une ordonnance portant dissolution de la CEI. Non pas un décret : une ordonnance. À ce jour, des détails et mesures complémentaires de l’ordonnance restent non connus. Ainsi, aucun acte nominatif portant désignation d’un administrateur provisoire ou d’un liquidateur n’a été publié. Personne, nommément, n’a reçu mandat de gérer les affaires courantes.

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Les affaires courantes, ce ne sont pas des mots. Ce sont les loyers des locaux occupés par des démembrements de l’ex-CEI à travers le pays, les frais de sécurité, les salaires du personnel, les factures d’eau, d’électricité, de connexion. Il y a aussi les contrats de maintenance. Toutes choses qui continuent de courir alors que l’institution qui les avait souscrites n’existe plus.

Le personnel devait, en toute logique, faire l’objet de licenciements. Finalement, en songeant à la nouvelle structure à mettre en place, et pour éviter de recruter à neuf en brisant des carrières et en payant des frais divers, l’option du maintien a été retenue. Une décision de bon sens. Mais elle ne règle rien du reste.

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Qu’en est-il des autres ? Pendant ce temps, les agents des sociétés de gardiennage et de sécurité continuent de monter la garde devant des bureaux sans occupant légal-et leurs employeurs ne perçoivent plus rien. Les propriétaires des locaux, non plus. Ce sont des PME, souvent familiales, qui portent seules la trésorerie d’un État qui a fermé la porte sans laisser d’adresse.

Le nœud : il n’y a plus d’ordonnateur qualifié.

Le président de la CEI engageait et liquidait les dépenses de l’institution en qualité d’ordonnateur. La dissolution met fin à ses pouvoirs et à ses prérogatives. D’ailleurs , dès le jeudi 7 mai 2026, soit quelques heures après la dissolution, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert était nommé président du Conseil d’État par décret présidentiel, en remplacement de Patrice Yao Kouakou. Il a changé de maison. La direction financière de l’ex-CEI, elle, est bloquée. Le secrétaire général comme le cabinet du président sortant sont impuissants, s’ils n’ont pas suivi leur patron.

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L’État de Côte d’Ivoire avait pourtant promis. Le 3 juin 2026, le porte-parole du gouvernement Amadou Coulibaly assurait aux ex-employés, prestataires et fournisseurs que toutes les obligations financières en cours seraient honorées au moyen de mesures transitoires, la dissolution n’affectant pas les engagements de l’État. Les services financiers traitaient alors les rémunérations dues au titre du mois de mai, et les mesures transitoires devaient intégrer un inventaire des factures des fournisseurs et prestataires techniques en attente de régularisation comptable.

Sept semaines plus tard, cet inventaire n’a pas été rendu public ni chiffré. Et aucun calendrier de règlement n’a été communiqué.

Et le temps politique, lui, avance. Le 22 juin 2026, le Premier ministre Robert Beugré Mambé présentait aux partis politiques et à la société civile l’architecture du futur dispositif électoral, reposant sur trois structures distinctes : la première chargée de l’organisation matérielle des scrutins, la deuxième du recensement des suffrages, la troisième de la supervision et du contrôle du processus. Le 7 juillet 2026, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), par la voix de son porte-parole Brédoumy Soumaïla, réclamait l’ouverture sans délai d’un dialogue, regrettant une réunion d’information « sans échange ».

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Pendant que l’on débat de l’architecture de demain, personne ne solde les comptes d’hier.

Le patrimoine est en jeu. Véhicules, groupes électrogènes, matériel informatique, urnes, isoloirs, kits d’enrôlement biométrique, archives électorales : un parc considérable, réparti sur l’ensemble du territoire, sans gestionnaire désigné et sans inventaire contradictoire connu. À quoi s’ajoute une question que nul ne pose : que devient la ligne budgétaire de l’ex-CEI ?

Les créanciers crient famine. Leurs regards sont tournés vers le Premier ministre Robert Beugré Mambé et, surtout, vers le chef de l’État Alassane Ouattara. Il ne s’agit plus de gouvernance électorale. Il s’agit du bien-être de familles qui ont travaillé et attendent d’être payées. Jusqu’à quand ?

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Gary SLM

Gary SOGNON : Responsable de Communication, je suis également journaliste-rédacteur web sur Afrique Sur 7. J’excelle dans la création de contenus captivants optimisés pour le référencement. Mon expertise polyvalente dans divers secteurs me permet de produire régulièrement des publications sur différents sujets de culture, politique, économie et de sport. Suivez-moi sur cette page pour plus d’actualités.

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