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Côte d’Ivoire : le PPEF ordonne la fermeture de QNET ADM

Patrice Dama
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Côte d'Ivoire : le PPEF ordonne la fermeture de QNET ADM
Côte d’Ivoire : le PPEF ordonne la fermeture de QNET ADM

En Côte d’Ivoire, le Pole pénal économique et financier (PPEF) a mis définitivement fin aux activités de QNET Africa development market (QNET ADM). Installée depuis 2018, la structure est tombée dans les mailles de la justice et accusée de faits graves. Selon le parquet, QNET Africa Developpment Market est coupable de d’escroquerie et de blanchiment de capitaux. Le représentant du ministère public, se basant sur ces accusations, a requis cinq ans de prison ferme et 10 millions de FCFA d’amende contre les prévenus.

Côte d’Ivoire : la justice ferme QNET ADM, lourdes peines de prison et d’amende

Le verdict du tribunal est tombé ce jeudi 30 juillet 2026 dans le dossier de QNET ADM. Dans son délibéré, le tribunal a ordonné la fermeture définitive de la société et l’a condamnée à verser une amende de trois milliards de francs CFA. Des personnes physiques interpellées et identifiées comme étant les précurseurs de QNET ADM en Côte d’Ivoire ont écopé de lourdes peines. Les peines vont jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et des amendes qui atteignent plusieurs de centaines de millions. Le tribunal a également ordonné la saisie de biens appartenant à la société et ses responsables.

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Les ennuis de la société ont commencé lorsque le ministère des Finances a décidé de vitrifier l’existence légales et la clarté des activités menées par QNET ADM. Les responsables de la société ont été sommés de fournir les preuves de l’existence légale de QNET ADM et des autorisations qui justifient les différentes activités menées. Le verdict de la justice est clair et soutient la thèse de ceux qui ont toujours pensé qu’il s’agit d’une société fictive, cheffe d’orchestre d’une vaste escroquerie organisée sur le dos des populations.

Le mode opératoire est le même pratiquement dans tous les pays où la société exerce. Selon l’accusation, elle se cache derrière la vente de produits ; mais en réalité, son fonctionnement est similaire à la « pyramide de Ponzi ». Pour attirer les victimes, la société déploie une stratégie de communication et de marketing réseau qui ventile des promesses de réussite sociale.

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Une fois le réseau intégré à coût d’argent, les victimes se rendent compte de la supercherie. Mais il est souvent trop tard pour faire marche arrière. Dépouillés de moyens financiers et de documents de voyage, ils sont contraints de faire le jeu des responsables du réseau. Malgré les conditions de vie désagréables dans lesquelles ils sont gardés, la plupart ne trouvent pas opportun de rentrer au bercail. Un lavage de cerveau leur fait croire qu’ils finiront par devenir riches tant qu’ils sont dans le réseau.

Un député ivoirien cité dans le dossier

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Le dossier de QNET ADM n’a pas encore atteint son épilogue. Le PPEF a réglé le cas de huit prévenus, mais le dossier n’est pas totalement vidé. Le nom d’un député est cité et la justice ne compte pas laisser passer. Mais en attendant, ce dernier est protégé. Le processus sera lancé pour lever les barrières afin qu’il soit entendu et jugé au besoin comme tous les prévenus.

Rédigé par

Patrice Dama

Je suis Patrice Dama, journaliste et analyste politique passionné. À travers mes chroniques sur Afrique sur 7, je propose un regard critique et engagé sur l’actualité, afin d’éclairer les grands enjeux politiques et sociétaux du continent. Suivez-moi pour découvrir mes analyses et mes prises de position sur les débats qui façonnent notre époque.

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