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Côte d’Ivoire : première coulée d’or historique à la mine de Koné

Régis BOCO
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Côte d'Ivoire : première coulée d'or historique à la mine de Koné
Côte d’Ivoire : première coulée d’or historique à la mine de Koné

En Côte d’Ivoire, l’opérateur Montage Gold annonce un début positif sur le gisement de Koné. La société minière a annoncé la concrétisation d’une extraction initiale d’un lingot brut de 42 kilogrammes, équivalant à 1 140 onces d’or. Ce résultat provient du traitement accéléré des terres oxydées de la région. Les équipes techniques valident ainsi l’émergence d’un pôle d’extraction majeur pour toute la façade ouest-africaine, seulement 20 mois après les premiers coups de pioche.

Côte d’Ivoire : Montage Gold investit 510 milliards FCFA à Woroba

L’exploitation de ce complexe de Koné s’inscrit dans un plan de rentabilité financière étalé sur une durée minimale de seize ans. Les investisseurs canadiens injectent une enveloppe globale de 712 millions de dollars, soit environ 510 milliards de francs CFA. Les dirigeants de la multinationale, sous la direction de Martino De Ciccio, préparent la commercialisation à grande échelle avant la fin de l’année. Les mineurs ouvrent en parallèle les galeries de Gbongogo pour alimenter les installations de broyage de roche dure prévues pour le milieu de l’année prochaine.

L’ouverture de cette 14e mine d’or s’intègre directement dans la stratégie énergétique nationale du gouvernement. Le complexe de Koné rejoint les sites miniers majeurs d’Ity, Yaouré, Séguéla et Lafigué. Les autorités ivoiriennes augmentent la cadence pour atteindre une capacity nationale de 100 tonnes d’or par an à l’horizon 2035. Le pays enregistrait une production globale de 59,33 tonnes en 2025. Ce cap macroéconomique clair vise à ravir au Ghana le rang de premier producteur de métal jaune du continent africain.

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L’émergence du secteur extractif comme pilier de la diversification nationale

L’industrie extractive bouscule la hiérarchie commerciale du pays en devenant le relais de croissance indispensable face au traditionnel binôme café-cacao. Le bond de la production nationale, qui s’établit à 63 tonnes d’or, place la Côte d’Ivoire au premier rang régional pour l’attractivité des investissements selon l’Institut Fraser. La part des mines dans la richesse nationale passe de moins de 1 % à près de 5 % du PIB, avec des visées claires à 6,5 %. Ces ventes de métal jaune représentent désormais plus de 15 % des expéditions globales à l’étranger.

La numérisation du cadastre minier attire plus de 2 000 milliards de francs CFA de capitaux étrangers en dix ans. Le déploiement des 14 concessions industrielles du pays génère des milliers d’emplois durables sur les pistes. Le projet de Koné emploie 3 600 personnes, avec un taux d’intégration de 95 % de travailleurs ivoiriens. La loi sur le contenu local impose ce recours aux sous-traitants nationaux pour le transport et l’ingénierie, tandis que des budgets obligatoires financent la formation technique de la main-d’œuvre.

Les versements financiers directs et les budgets d’accompagnement social transforment les conditions de vie des populations de l’hinterland. L’implantation des usines accélère le raccordement électrique des villages, l’accès à l’eau potable et l’ouverture de nouvelles routes goudronnées. Les comités locaux reçoivent une partie du chiffre d’affaires des exploitants pour construire des salles de classe ou des dispensaires.

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Côte d’Ivoire : redevances locales et virage stratégique vers les minerais de la transition

Les retombées financières directes et la responsabilité sociétale des entreprises transforment concrètement le quotidien des régions de l’intérieur. Le développement des complexes miniers s’accompagne systématiquement du bitumage des routes, d’adductions d’eau potable et de raccordements électriques. Le raccordement électrique des villages s’accélère à l’intérieur du pays grâce aux redevances générées par l’extraction des minerais. Les compagnies extractives versent un pourcentage de leurs gains à des comités régionaux. Ces fonds financent la construction de dispensaires, d’écoles et soutiennent des projets de cultures vivrières pour diversifier les revenus des paysans.

À l’échelle nationale, les retombées d’un acteur comme Endeavour Mining atteignent 1 710 milliards de francs CFA sur cinq ans. L’État ivoirien refuse désormais de vendre ses matières premières à l’état brut et impose le virage de la transformation sur place. Le gouvernement achève la construction de la première usine d’affinage d’or nationale pour couler les lingots directement à Abidjan. Les géologues exploitent également les réserves de métaux critiques comme le lithium, le cobalt, le coltan et le nickel pour positionner le pays sur le marché mondial de la transition énergétique.

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La mine de Koné (Montage Gold) a réalisé sa première coulée de 42 kg d’or ce dimanche 27 septembre 2026 dans le Woroba. Ce projet de 510 milliards de francs CFA s’inscrit dans un secteur minier en plein essor qui pèse désormais 5 % du PIB et propulse la Côte d’Ivoire au premier rang ouest-africain de l’attractivité financière.

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