DeepNude : l’application qui détourne les photos de femmes refait surface
Des applications capables de fabriquer une fausse image dénudée à partir d’une photo habillée circulent librement depuis la mise en ligne de DeepNude en 2019. Le logiciel d’origine a été retiré par son créateur, mais les clones se comptent aujourd’hui par dizaines et touchent des centaines de millions d’utilisateurs. Voici où en sont le phénomène, la loi et les recours, en Afrique comme ailleurs.
Après DeepNude, de nouveaux sites reprennent le même principe

Déshabiller n’importe quelle photo de femme en un clic, c’est désormais possible sur internet. Cette nouvelle technologie controversée permet aux utilisateurs de mettre entièrement nue une femme à travers juste sa photo alors qu’elle paraissait correctement habillée sur celle-ci. Le site mis en place à cet effet, que nous avons volontairement voulu taire ici le nom et le lien, s’appuie sur une synthèse multimédia basée sur l’intelligence artificielle, pour abreuver des pseudo internautes « voyeurs ».

C’est une journaliste américaine de Huffpost qui a fait la surprenante découverte de cette technologie jusque-là cachée au grand public. Pour l’heure, le site n’a pas été géo-localisé encore moins son inventeur, dévoilé. Mais, à en croire le récit de la journaliste, le site lancé en 2020 est capable de mettre nu n’importe quel corps féminin du monde en un seul clic, quel qu’en soit son habillement. Si aucune image n’est stockée sur la plateforme, pour se dédouaner, le site précise en revanche que des liens sont automatiquement générés après le traitement d’une photo. Ce qui donne la possibilité à l’utilisateur malveillant de la partager sur les réseaux sociaux.

En 2019, une application similaire appelée DeepNude, capable de déshabiller les femmes, avait fermé ses portes 24h après son lancement. Rapidement pris d’assaut par de nouveaux utilisateurs, DeepNude a ainsi connu un succès inattendu quelques heures seulement après sa mise en ligne. Une audience qui semble avoir poussé les créateurs du logiciel à s’interroger sur sa portée. Sur Twitter, ces derniers expliquent, avant de désactiver leur logiciel :
“Nous avons grandement sous-estimé la demande. Malgré des mesures de sécurité qui ont été adoptées (chaque image était estampillée “Fake” ), si 500 000 personnes l’utilisent, la probabilité que des gens l’utilisent mal est trop grande. Nous ne voulons pas faire de l’argent de cette façon”. Cette application révélée par Motherboard qui a interviewé son créateur, avait immédiatement suscité la polémique.

Il faut dire qu’elle proposait de présenter n’importe quelle femme nue (les hommes étant exemptés) dans ce qui s’apparente à du Deep Fake. Le créateur de l’application se défendait alors en expliquant qu’un tel résultat était possible avec Photoshop et que la mention « Fake » était présente sur les photos – dans les faits, elle pouvait être retirée avec un simple rognage.
Les applications de montage et retouche photo gratuite sur Google.com
Google Photos : la retouche photo au plus simple. …
Google Snapseed : l’application gratuite incontournable. …
Adobe Lightroom : le mastodonte. …
TouchRetouch : la simplicité avant tout. …
Picsart : montage photo, collage et effets.
Snapseed : Snapseed est une application très facile d’utilisation, il vous suffit de balayer l’écran pour appliquer les différents filtres et pour modifier vos photos.
Photoshop : Intuitifs et performants, les outils de retouche photo et vidéo vous permettent, entre autres, d’appliquer des filtres basés sur le contenu et d’ajuster la luminosité.
Photoshop : la meilleur application de modification d’image sur PC avant impression
Photoshop est un logiciel de traitement d’image professionnel qui permet de faire de la retouche photo, du dessin (digital painting), du graphisme ou encore du webdesign. Il est utilisé dans de nombreux domaines : les agences de publicité, les photographes, les graphistes, le cinéma ou encore les particuliers.
Photoshop est édité par Adobe et fait partie d’un ensemble de logiciels : la Creative Suite.
Même s’il peut paraître difficile à utiliser aux yeux d’un débutant, il n’en est rien. Dans ce cours, nous allons voir comment utiliser Photoshop en faisant le tour des fonctionnalités importantes, pour comprendre la logique de cet outil très puissant.
Quelle application pour garder les photos ?
Parfait pour les néophytes en la matière, Google Photos propose un grand nombre d’outils simples à prendre en main pour donner un coup de peps à vos clichés, recadrer, régler la luminosité, le contraste, On ne présente plus Google Photos qui sert surtout à stocker vos images dans le cloud pour les retrouver sur plusieurs appareils avec votre compte Google.
Go d’espace de STOCKAGE GRATUIT : chaque compte Google vous offre gratuitement 15 Go d’espace de stockage, et vous pouvez sauvegarder automatiquement toutes vos photos et vidéos en haute qualité ou en qualité d’origine. Une fois les 15 go d’espace rempli
Comment faire un montage photo sur téléphone ?
Il vous faut télécharger une application de montage photo depuis PlayStore ou AppStore.
Il en existe des applications gratuites et d’autres payantes.
Comment modifier une photo sur IPhone?
Comment installer Google photos ?
Téléchargez Google Photos depuis PlayStore ou AppStore. Vous pouvez également télécharger directement le fichier APK.
Quelle est l’ampleur du phénomène aujourd’hui ?
Elle a changé d’échelle. En juillet 2025, une enquête d’Indicator recensait 85 sites de ce type, pour une économie estimée à 36 millions de dollars par an. En avril 2026, le Tech Transparency Project comptabilisait 483 millions de téléchargements et 122 millions de dollars de revenus cumulés sur les applications analysées, dont trente et une étaient classées comme convenant à des mineurs.
L’Institute for Strategic Dialogue a par ailleurs mesuré que les réseaux sociaux avaient dirigé plus de 5,7 millions de visites vers ces sites entre décembre 2025 et mars 2026 (OCDE.AI).
Que fait la justice ?
Le procureur de la ville de San Francisco a assigné en août 2024 les propriétaires de seize de ces sites. Dix d’entre eux étaient hors ligne ou inaccessibles en Californie en juin 2025, et une transaction homologuée a imposé une injonction permanente et 100 000 dollars de pénalités à l’un des exploitants (City Attorney of San Francisco).
Meta a de son côté assigné en juin 2025 l’éditeur de l’application CrushAI devant une juridiction de Hong Kong, après avoir constaté que près de 90 % du trafic du service provenait de Facebook et Instagram (TechCrunch).
Que dit la loi ?
Aux États-Unis, le TAKE IT DOWN Act oblige depuis le 19 mai 2026 les plateformes à retirer une image intime non consentie sous 48 heures, avec un portail de signalement ouvert par la FTC (FTC).
Dans l’Union européenne, l’article 50 du règlement sur l’intelligence artificielle impose depuis le 2 août 2026 d’indiquer qu’un contenu a été généré ou manipulé artificiellement.
En France, la loi du 21 mai 2024 a créé l’article 226-8-1 du code pénal, qui punit de trois ans de prison et 75 000 euros d’amende la diffusion en ligne d’un deepfake à caractère sexuel sans consentement. Au Royaume-Uni, la création d’un tel contenu est une infraction depuis le 6 février 2026.
Et en Afrique ?
Le cadre est plus disparate. Le Bénin est le plus explicite : l’article 576 du Code du numérique punit de cinq ans de prison et 25 millions de francs CFA d’amende l’usage non autorisé de l’intelligence artificielle pour modifier, générer ou diffuser l’image d’autrui (We Are Tech Africa).
En Côte d’Ivoire, aucun texte ne vise spécifiquement ces images. La Plateforme de lutte contre la cybercriminalité s’appuie sur l’article 60 de la loi n° 2013-451 relative à la lutte contre la cybercriminalité, qui prévoit de un à cinq ans de prison et de 5 à 10 millions de francs CFA d’amende (AIP).
Au Sénégal, l’article 363 bis du code pénal réprime l’enregistrement ou la transmission d’images privées sans consentement, de un à cinq ans de prison. Au Kenya, la section 37 du Computer Misuse and Cybercrimes Act de 2018 prévoit jusqu’à deux ans de prison ou 200 000 shillings d’amende. Au Nigeria, les poursuites passent par la section 24 du Cybercrimes Act, relative au cyberharcèlement.
Que faire si vous êtes victime ?
Le service StopNCII.org permet de générer depuis son propre téléphone une empreinte numérique de l’image, sans jamais téléverser le fichier. Les plateformes partenaires, dont Facebook, Instagram, TikTok, Snapchat, Reddit et X, bloquent ensuite les mises en ligne correspondantes. Deux millions d’images étaient protégées par ce dispositif fin novembre 2025.
Pour une personne mineure au moment de la prise de vue, le service Take It Down du NCMEC fonctionne sur le même principe. En Côte d’Ivoire, le signalement se fait auprès de la PLCC.
Article mis à jour le 14 septembre 2026.