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Du bailleur au co-investisseur : ce que le PND 2026-2030 révèle de la nouvelle relation franco-ivoirienne

Gary SLM
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Du bailleur au co-investisseur - ce que le PND 2026-2030 révèle de la nouvelle relation franco-ivoirienne

Les 80 milliards de dollars mobilisés au Groupe consultatif d’Abidjan consacrent une mutation profonde. Avec la France, la Côte d’Ivoire ne négocie plus de l’aide, elle structure du co-investissement.

Le PND 2026-2030 et la relation franco-ivoirienne

Les 8 et 9 juillet derniers, Abidjan a réussi ce que peu de capitales africaines peuvent revendiquer : mobiliser 80 milliards de dollars d’engagements en deux jours pour financer son Plan national de développement 2026-2030, soit près de quatre fois l’objectif initial. Au-delà de la performance, ce succès dit quelque chose de la crédibilité économique ivoirienne. Mais il dit aussi quelque chose de la manière dont ses partenaires historiques, la France au premier rang, ont choisi de s’y inscrire.

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Quelques jours avant le Groupe consultatif, le gouvernement ivoirien présentait le PND aux investisseurs français à Paris. À cette occasion, il ne fut pas question d’aide, mais de co-investissement, de transformation locale et de transfert de technologies. Ce glissement sémantique n’a rien d’anecdotique mais il acte le passage d’un modèle fondé sur l’aide au développement à une logique d’affaires entre partenaires qui ont chacun quelque chose à gagner et quelque chose à apporter. Cette nouvelle approche s’est déployée à l’échelle continentale lors du sommet Africa Forward de Nairobi, en mai dernier, où 23 milliards d’euros d’investissements croisés entre l’Afrique et la France ont été annoncés, avec environ 250 000 emplois directs à la clé.

Du bailleur au co-investisseur : ce que le PND 2026-2030 révèle de la nouvelle relation franco-ivoirienne

Le métro d’Abidjan fait largement écho à cette nouvelle dynamique. Financé par la France à hauteur d’un milliard d’euros, le chantier de la ligne 1 a franchi le cap des 65 % d’exécution, avec une mise en service en 2028. Chaque Abidjanais qui longe le viaduc entre Abobo et le Plateau peut mesurer ce que ce partenariat produit concrètement : des kilomètres d’infrastructure, mais aussi des centaines d’ingénieurs et de techniciens ivoiriens formés aux standards du génie civil et du ferroviaire. Ce savoir-faire restera ici, bien après la mise en service.

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Le PND 2026-2030 fixe une priorité claire, celle d’accroître la transformation locale. Pendant des décennies, les partenaires de la Côte d’Ivoire ont acheté les fèves ; l’enjeu est désormais qu’ils investissent dans des broyeurs, des chocolateries et des unités industrielles sur le sol ivoirien. C’est à l’aune de la valeur ajoutée créée sur le sol ivoirien et des emplois qui vont avec que ce nouveau cadre sera jugé.

Autre indicateur incarnant ce changement d’époque, Bpifrance, la banque publique d’investissement française, conduit désormais ses délégations d’entreprises à Abidjan, qu’elle qualifie de marché stratégique. Et dans l’autre sens, nos entreprises exposent au Salon international de l’Agriculture de Paris et ouvrent des perspectives sur le marché européen. 

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Gary SLM

Gary SOGNON : Responsable de Communication, je suis également journaliste-rédacteur web sur Afrique Sur 7. J’excelle dans la création de contenus captivants optimisés pour le référencement. Mon expertise polyvalente dans divers secteurs me permet de produire régulièrement des publications sur différents sujets de culture, politique, économie et de sport. Suivez-moi sur cette page pour plus d’actualités.

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