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Élections en Israël : Netanyahu sans majorité, qui gouvernera ?

Patrice Dama
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Benjamin Netanyahu, Premier ministre sortant, au lendemain des élections en Israël du 27 octobre 2026
Photo : Avi Ohayon / GPO (Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0)

Au lendemain des élections en Israël du 27 octobre, le dépouillement partiel laisse Benjamin Netanyahu sans majorité. Son bloc plafonne à 54 sièges sur 120, celui de Gadi Eisenkot en obtient 49 et les partis arabes, avec 17 élus, atteignent un niveau jamais vu à la Knesset.

Il manque sept sièges au Premier ministre sortant. Mercredi 28 octobre, avec environ 77 % des bulletins dépouillés, la coalition menée par le Likoud reste loin des 61 députés nécessaires pour gouverner seule. Dans la nuit, les premiers chiffres lui accordaient pourtant 63 sièges. L’écart s’est réduit à mesure que remontaient les urnes des grandes villes et des localités arabes.

Les quelque 600 000 à 650 000 votes en double enveloppe, ceux des soldats et des diplomates notamment, seront vérifiés séparément, un travail qui pourrait durer jusqu’à vendredi. Les résultats officiels sont attendus le 4 novembre. Pour entrer à la Knesset, une liste doit franchir 3,25 % des suffrages exprimés.

Qui peut former le prochain gouvernement en Israël ?

Personne, pour l’instant. Le Likoud arrive en tête des listes, devant Yashar!, le parti fondé par l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot. La liste commune de Naftali Bennett et Yair Lapid, les Démocrates de Yair Golan et Yisrael Beytenu d’Avigdor Liberman complètent le paysage, tandis que les partis ultraorthodoxes Shas et Judaïsme unifié de la Torah restent arrimés au camp Netanyahu.

Une fois le décompte achevé, le président Isaac Herzog consultera les groupes élus avant de confier à l’un des dirigeants la mission de bâtir une coalition. Ce scrutin est le premier depuis 1988 à se tenir au terme d’une législature complète : la Knesset avait été dissoute le 17 juillet, quatre ans après la victoire de 2022.

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Netanyahu refuse de reconnaître sa défaite

Au siège du Likoud à Jérusalem, Benjamin Netanyahu a affirmé que le bloc de droite disposait d’une « majorité claire et décisive au sein du public sioniste » et annoncé son intention de former un gouvernement de droite. Il a jugé « impensable » de s’allier à des partis arabes qu’il qualifie d’antisionistes, et a dit attendre « les vrais résultats » avant toute proclamation. Le chef du gouvernement a aussi présenté la période comme « une occasion historique et unique » de neutraliser la menace iranienne.

Gadi Eisenkot a répliqué sur un autre registre. « Le public a choisi le changement », a déclaré l’ancien général, pour qui « la coalition de l’échec a perdu la confiance du peuple ». Mardi soir, il avait appelé Benjamin Netanyahu à accepter sa défaite et à se retirer.

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Les partis arabes, faiseurs de roi à la Knesset

Avec 17 sièges en l’état du dépouillement, la Liste commune de Yousef Jabareen et Ra’am de Mansour Abbas dépassent le record de 15 élus obtenu en 2020. Les deux formations reviennent pourtant de loin : la commission électorale centrale les avait exclues du scrutin le 23 septembre, avant que la Cour suprême n’annule cette décision le 2 octobre.

Leur poids pèse désormais sur toute coalition alternative. Sans eux, le bloc Eisenkot ne peut espérer approcher les 61 sièges. Un soutien extérieur, sans participation au gouvernement, reste l’option évoquée. En 2021, Ra’am était devenu le premier parti arabe à entrer dans une coalition, celle de Naftali Bennett et Yair Lapid. Chez les militaires, la participation a atteint 79,9 %, en hausse de 6,2 points par rapport au précédent scrutin.

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Rédigé par

Patrice Dama

Je suis Patrice Dama, journaliste et analyste politique passionné. À travers mes chroniques sur Afrique sur 7, je propose un regard critique et engagé sur l’actualité, afin d’éclairer les grands enjeux politiques et sociétaux du continent. Suivez-moi pour découvrir mes analyses et mes prises de position sur les débats qui façonnent notre époque.

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