Guinée-Bissau : coup d’État, le président Embalo arrêté
En attente des résultats de l’élection présidentielle, c’est à un coup d’État que les populations de Guinée-Bissau ont eu droit. Le président sortant Umaru Sissoco Embalo a annoncé son arrestation par les militaires. Il dénonce un coup d’État orchestré par le chef d’état-major de l’armée de terre.
Coup d’État en Guinée-Bissau : Umaru Sissoco Embalo détenu par les militaires
En Guinée-Bissau, une partie de l’armée a pris le pouvoir depuis quelques heures. Le groupe est dirigé par le chef d’état-major de l’armée de terre. Ils ont annoncé la suspension du processus électoral et la fermeture des frontières. Le communiqué porte la signature du brigadier général Denis N’Canha, chef du bureau militaire de la présidence.
Aux dernières nouvelles, le président sortant, le chef d’état-major général des armées et son adjoint sont tous détenus. Selon plusieurs sources, il y a eu des tirs lors des interpellations, mais la résistance n’a pas duré. Les forces loyalistes auraient très vite déposé les armes.
Le régime du président Embalo vient ainsi d’être renversé. Candidat à sa propre succession, il n’a pas attendu les résultats de la Commission électorale pour annoncer sa victoire. Dans la foulée, son principal challenger, candidat de l’opposition, a également revendiqué sa victoire. C’est dans cette confusion que les militaires ont opéré.
Le haut commandement militaire chargé de la sécurité et de l’ordre réagit à la découverte d’un plan de déstabilisation du pays. Un plan opérationnel qui a été élaboré par un homme politique national avec la participation d’un baron de la drogue. Le but de ce plan est de manipuler les résultats électoraux. Le plan a été mis à nu par les services de renseignement qui ont également découvert un dépôt d’armes de guerre.
Denis N’Canha
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L’élection présidentielle s’est déroulée dans une tranquillité apparente, mais c’est l’arbre qui cachait la forêt. La crise politique couve dans le pays depuis plusieurs années, avec au moins trois tentatives de coup d’État dénoncées par le président sortant. La prolongation du mandat présidentiel et l’exclusion des principaux opposants ont amplifié la tension dans le pays. Umaru Sissoco Embalo s’était opposé à toute intervention de la CEDEAO dont il a d’ailleurs chassé les émissaires.
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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