En Guinée-Bissau, le Parlement de transition a adopté ce mardi 13 janvier 2026 une révision majeure de la Constitution. Elle vient renforcer les pouvoirs du Président de la République, désormais Chef du gouvernement, tout en conservant le système semi-présidentiel. Cette réforme intervient trente ans après la dernière modification de 1995.
Guinée-Bissau : le Parlement de transition renforce les pouvoirs du Président Horta N’Tam
Ce mardi, le Conseil national de transition en Guinée-Bissau a annoncé avoir approuvé le texte, soulignant qu’il vise à clarifier les compétences des institutions et à réduire les conflits politiques. Le préambule a été remanié pour atténuer les références idéologiques révolutionnaires, faisant de la Constitution « celle de tous les Guinéens et non d’un parti politique particulier ».
Le Président Horta N’Tam peut assumer désormais la direction de l’exécutif et préside le Conseil des ministres. Le Premier ministre reste subordonné au Président, tandis que le gouvernement conserve une double responsabilité politique devant le Chef de l’État et le Parlement, qui garde ses pouvoirs législatifs et de contrôle.
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Cette réforme intervient dans un contexte instable en Guinée-Bissau, depuis le 27 novembre. A cette date, le Haut commandement militaire Horta N’Tam, a pris le pouvoir après le renversement du Président Umaro Sissoco Embalo, à seulement 24 heures de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 23 novembre.
Le texte clarifie les relations entre les organes de souveraineté : le Président peut nommer et révoquer le Premier ministre après consultation des partis à l’Assemblée nationale et conserver le pouvoir de dissoudre cette dernière.

