Guinée équatoriale : Baltasar Ebang Engonga au cœur d’un scandale d’État
La Guinée équatoriale est en état de choc. Le pays est secoué par une affaire rocambolesque de sextape dans laquelle Baltasar Ebang Engonga est identifié comme principal acteur. Selon les informations rapportées depuis ce samedi 2 novembre 2024, cette affaire tournerait autour d’au moins 400 vidéos compromettantes montrant ce haut cadre administratif en plein ébats.
Baltasar Ebang Engonga tristement célèbre dans une vaste affaire de sextape
L’affaire rappelle celle survenue au Cameroun en janvier dernier, la fameuse « affaire Hervé Bopda » qui avait secoué le pays de Paul Biya. Le point commun entre Bopda et l’Équato-Guinéen Baltasar Ebang Engonga réside dans le nombre impressionnant de partenaires femmes impliquées. Ce changement effréné de partenaires de la part de Baltasar Ebang Engonga a d’ailleurs attiré l’attention du procureur.
D’après les dernières nouvelles, la justice a ouvert une enquête pour déterminer notamment si l’homme n’est pas atteint d’une maladie incurable qu’il aurait sciemment choisi de propager. L’affaire choque non seulement en raison du nombre de vidéos impliquées et des femmes mariées ou enceintes qui y figureraient, mais surtout du fait du statut de l’intéressé dans l’administration. Baltasar Ebang Engonga, alias Bello, est en effet le directeur général de l’Agence nationale d’investigation financière.
Selon des sources proches du dossier, l’analyse des vidéos montre à première vue des « relations consenties » et des enregistrements bien organisés. Ces éléments semblent écarter d’éventuelles accusations de viol et de violences, d’autant plus qu’à ce stade de l’enquête, aucune plainte pour viol ou harcèlement n’a été déposée contre Ebang Engonga.
L’affaire a pris une dimension internationale et suscite de nombreux débats sur les réseaux sociaux. Tous les regards se tournent désormais vers les conclusions de l’enquête en cours. « La population est en danger, car derrière chacune de ces femmes se trouvent leurs maris ainsi que d’autres personnes qui, d’une manière ou d’une autre, leur sont apparentées ou ont été en contact avec elles », a déclaré le procureur général.
Ce que la chronologie dit vraiment
L’ordre des faits a souvent été inversé dans les reprises. Baltasar Ebang Engonga a d’abord été arrêté le 25 octobre 2024 pour détournement de fonds publics, abus de pouvoir et placement d’argent aux îles Caïmans. Les vidéos ont été découvertes lors des perquisitions menées à son domicile et à son bureau dans le cadre de cette enquête financière, avant de circuler sur les réseaux sociaux à partir du 30 octobre (AFP via AllAfrica). Le scandale n’est donc pas à l’origine de la procédure. Il l’a rendue publique.A-t-il été jugé ?
Oui. Son procès s’est ouvert le 1er juillet 2025. Le 26 août 2025, le tribunal provincial de Bioko l’a condamné à huit ans de prison et à une amende de 125 405 700 francs CFA, soit environ 200 000 euros, pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite, abus de fonctions et appropriation indue (EFE). Attention à une confusion fréquente : les dix-huit ans souvent cités correspondent aux réquisitions du parquet, pas à la peine prononcée. Deux coprévenus, Ireneo Mangue Monsuy Afana et Rubén Félix Osá Nzang, ont écopé de huit ans chacun. Trois autres ont été condamnés à trois ans comme complices, et Saturnina Sereijo Esua a été acquittée (AhoraEG).Où en est le dossier en 2026 ?
Il est détenu à la prison de Black Beach, à Malabo. Son pourvoi a été examiné les 16 et 17 juillet 2026 par la Cour suprême de justice. Sa défense plaide la violation des droits fondamentaux et demande l’annulation de la condamnation ainsi que sa libération immédiate. L’affaire a été mise en délibéré, sans date de décision annoncée (AhoraEG).A-t-il été libéré en mai 2026 ?
Non. Plusieurs sites ont relayé le 20 mai 2026 une libération, sur la seule foi d’un activiste, sans confirmation officielle. Les vérifications de Dubawa et de Fact Check Africa ont conclu que l’information était fausse. Aucune confirmation du gouvernement, de la justice ni de l’administration pénitentiaire n’est venue l’étayer. Article mis à jour le 14 septembre 2026.Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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