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Kinshasa face aux inondations : l’accès à l’aéroport de N’djili par voie fluviale coûte jusqu’à 200 dollars. Une situation d’urgence qui indigne les habitants, demandant une prise en charge par l’État.
Kinshasa : prix exorbitants pour accéder à l’aéroport
Dimanche dernier, des voyageurs ont été contraints de payer entre 150 et 200 dollars afin d’emprunter des canons rapides depuis le Beach Ngobila. Ces embarcations les ont conduits vers les ports de Kinkole ou Safari Beach, points de départ des bus de Transco en direction de l’aéroport international de N’djili. Cette organisation a été décidée par le ministère des Transports suite à l’inondation qui a rendu impraticable la seule route reliant le centre-ville à l’aéroport.
Nombreux sont les Kinois qui expriment leur colère face à ce dispositif onéreux. Ils considèrent cette gestion de crise comme inhumaine. Selon eux, dans des circonstances exceptionnelles telles que celle-ci, le transport des citoyens devrait être une responsabilité de l’État.
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Cette initiative est perçue par la population comme une charge financière supplémentaire injuste. Elle engendre un profond sentiment d’abandon de la part des autorités. Les critiques soulignent le manque de considération pour les difficultés rencontrées par les citoyens déjà affectés par les conséquences des inondations.
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Réactions et attentes de la population
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La mise en place de ce transport fluvial payant a suscité de vives réactions au sein de la communauté kinoise. Les habitants s’interrogent sur la justification de tels coûts, surtout dans un contexte de crise où la solidarité devrait prévaloir. Ils expriment leur déception face à l’absence de prise en charge par l’État, estimant que cela aurait été un geste de soutien essentiel pour les personnes devant se rendre à l’aéroport.
Les attentes de la population se tournent désormais vers une intervention des autorités de Kinshasa pour reconsidérer ces tarifs. Ils espèrent des mesures plus humaines et solidaires qui ne pénalisent pas davantage les citoyens déjà fragilisés par la situation. La question de la gratuité ou d’une tarification sociale du transport vers l’aéroport est au cœur des discussions et des revendications.
