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Maladie à Kébémer : 548 cas, d’où vient la contamination ?

Patrice Dama
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Maladie à Kébémer : soignants à l'hôpital de Louga, région où 548 cas de syndrome digestif aigu sont recensés
Photo : dimworld / Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Le district sanitaire de Kébémer, dans la région de Louga, recense 548 cas de syndrome digestif aigu au 6 novembre 2026, selon le ministère sénégalais de la Santé. Aucun décès n’est signalé. Les autorités soupçonnent une toxi-infection alimentaire collective, sans avoir encore trouvé la source.

Diarrhées, vomissements, douleurs au ventre, parfois de la fièvre. Depuis la fin du mois d’octobre, les mêmes symptômes frappent des centaines d’habitants du district de Kébémer, à quelque 200 kilomètres au nord de Dakar. Le dernier point du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, arrêté le vendredi 6 novembre à 10 h 30, fait état de 548 cas répartis sur neuf sites du district. Soixante-cinq ont été notifiés en une seule journée.

Maladie à Kébémer : combien de malades et quelle gravité ?

Le ministère affirme que « l’état de santé des patients est stable » et qu’« aucun cas grave ni décès n’a été enregistré à ce jour ». Trois personnes restaient en observation vendredi matin.

Le bilan a grimpé très vite. Le premier communiqué, jeudi 5 novembre, ne parlait que de 56 cas notifiés entre le 2 et le 4 novembre, dont 42 personnes hospitalisées. Le même jour, les autorités avaient démenti les chiffres de plus de 160 hospitalisations qui circulaient, en précisant que la plupart des patients étaient rentrés chez eux après avoir reçu des soins.

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Toxi-infection alimentaire collective : d’où vient la contamination ?

Pour le ministère, les symptômes évoquent une toxi-infection alimentaire collective, ou TIAC. Cette piste ne désigne encore ni aliment, ni point d’eau, ni établissement. Des prélèvements biologiques et environnementaux ont été effectués par le Centre des opérations d’urgence sanitaire et l’Institut Pasteur de Dakar pour identifier l’agent en cause.

Interrogé par RFI, le Dr El Hadj Mamadou Ndiaye, directeur de la Prévention, résume l’énigme : « C’est l’explication que nous sommes en train de rechercher. Pourquoi les gens sont infectés en même temps. » Selon la radio, des analyses préliminaires sur des boissons n’ont pas permis de conclure qu’elles étaient bactériologiquement potables, et les échantillons prélevés chez des malades sont toujours à l’étude. Le responsable se dit encouragé par l’absence de signes de gravité.

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Que doivent faire les habitants de la région de Louga ?

Des équipes de la direction régionale de la Santé de Louga et de la direction de la Prévention enquêtent sur le terrain. Avec les autorités administratives et les collectivités locales, elles sensibilisent la population à l’hygiène des aliments et de l’eau. La prise en charge se poursuit dans les structures de santé les plus sollicitées.

Toute personne qui souffre de diarrhée, de vomissements, de douleurs abdominales ou de fièvre doit se rendre sans tarder au centre de santé le plus proche. Le SAMU national répond au 1515 et le numéro vert du ministère au 800 00 50 50.

Ce n’est pas la première alerte sanitaire de l’année sur le continent, qui avait déjà connu plus de 200 flambées épidémiques en 2024. Suivez l’évolution du bilan dans notre rubrique actualité du Sénégal.

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Rédigé par

Patrice Dama

Je suis Patrice Dama, journaliste et analyste politique passionné. À travers mes chroniques sur Afrique sur 7, je propose un regard critique et engagé sur l’actualité, afin d’éclairer les grands enjeux politiques et sociétaux du continent. Suivez-moi pour découvrir mes analyses et mes prises de position sur les débats qui façonnent notre époque.

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