L’opposant congolais Moïse Katumbi a été empêché de quitter sa résidence pendant quelques heures, ce lundi 8 janvier 2024.
RDC : un « faux pas » des forces de l’ordre envers Moïse Katumbi ?
« Ce lundi 8 janvier, Moïse Katumbi, dont les avions ont déjà été cloués au sol par décision militaire, a vu sa résidence dans son village natal de Kashobwe (Haut-Katanga) cernée par les troupes du patron des services de renseignement, le général Christian Ndaywell », rapporte la Libre Afrique.
Selon RFI, les militaires ont formellement interdit à Moïse Katumbi de quitter sa propriété. « L’incident a été résolu, en fin d’après-midi. Le gouverneur de la province a condamné l’incident et ordonné la levée immédiate de la barrière. Il s’agit, selon lui, d’un « faux pas » de la part d’éléments des forces de l’ordre, dépêchés dans cette région pour dissuader certains de vandaliser les biens de leurs adversaires politiques », ajoute le média français.
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Ces évènements interviennent dans un contexte de tension électorale. Un des principaux opposants de Félix Tshisekedi à la présidentielle, Moïse Katumbi n’a pas reconnu la victoire de ce dernier, dénonçant « le braquage électoral du 20 décembre ».
« Mes chers compatriotes, il n’y a pas d’autres solutions que d’annuler ce simulacre d’élections », a tweeté Katumbi qui a appelé à la mobilisation populaire pour faire échec à la « fraude et à la dictature ».