ONU : réunion annuelle des chefs militaires des missions de paix

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À New York, les chefs militaires des missions de paix de l’ONU se sont réunis pour leur conférence annuelle. Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, a souligné l’importance cruciale de leurs rôles dans la surveillance des cessez-le-feu. Il a également mis en avant comment les avancées technologiques offrent de nouvelles perspectives pour étendre et améliorer leur impact sur le terrain.

Surveillance accrue grâce à la technologie

Jean-Pierre Lacroix a exposé au Conseil de sécurité l’évolution du contexte opérationnel actuel. Il a noté que les menaces hybrides complexifient les missions et estompent les frontières traditionnelles. Dans ce contexte changeant, la simple présence pour surveiller un cessez-le-feu ne suffit plus. Il devient impératif de comprendre rapidement les dynamiques sur le terrain et d’agir en conséquence avec efficacité.

Selon M. Lacroix, la stratégie de transformation numérique de l’ONU joue un rôle essentiel. Les plateformes intégrées permettent un suivi des violations de cessez-le-feu en temps quasi réel. De plus, les outils mobiles facilitent le signalement et la vérification rapide des incidents sur le terrain. « L’environnement opérationnel d’aujourd’hui est de plus en plus dynamique et souvent caractérisé par des menaces hybrides qui brouillent les frontières entre les domaines », a-t-il déclaré.

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Au Liban, la FINUL, mission de maintien de la paix de l’ONU, a adapté sa posture. Cette adaptation vise à répondre pleinement à la nouvelle réalité du terrain. La FINUL joue un rôle déterminant dans le soutien aux parties pour le respect de la cessation des hostilités. Elle agit à travers les cinq objectifs de son plan d’adaptation pour atteindre cet impératif.

Le commandant de la FINUL, le général de division Aroldo Lázaro, a pris la parole devant le Conseil. Il a rappelé que la surveillance de la cessation des hostilités constitue une tâche essentielle. Cette tâche est inscrite dans le mandat de la FINUL, tel que défini par la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Il a souligné que cette surveillance prend une importance accrue. Cette importance est due aux hostilités survenues entre octobre 2023 et novembre 2024 dans la région.

Nécessité d’un engagement politique soutenu

Le général Lázaro a insisté sur la priorité d’un processus politique. Ce processus doit mener à un cessez-le-feu permanent et durable entre les parties concernées. Il a noté l’implication des États-Unis et de la France. Leur contribution a permis une désescalade des hostilités en novembre 2024. Un mécanisme de surveillance a été mis en place sur le terrain. Cependant, il a précisé qu’il s’agit encore d’un processus fragile et en cours de développement.

Jusqu’à présent, seuls des contacts militaires ont eu lieu entre les différentes parties. Le général Lázaro a souligné la nécessité d’une dimension politique. Cette dimension est essentielle pour engager les parties sur la voie d’une mise en œuvre complète de la résolution 1701. Elle doit aussi faciliter des discussions ouvertes concernant la délimitation frontalière potentiellement litigieuse. « Un processus politique en vue d’un cessez-le-feu permanent devrait être de la plus haute priorité », a affirmé le commandant de la FINUL.

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Depuis Kinshasa, lors d’un briefing à distance, le chef de la MONUSCO, le lieutenant-général Ulisses de Mesquita Gomes, a partagé des informations. Il a expliqué que la Mission dispose de technologies de surveillance avancées. Parmi ces technologies figurent des véhicules aériens sans pilote (UAV). Ces outils sont utilisés pour la reconnaissance aérienne. La MONUSCO utilise également des systèmes de radar au sol. Ces systèmes renforcent la sécurité du périmètre des installations onusiennes.

Selon le lieutenant-général de Mesquita Gomes, ces technologies ont considérablement amélioré la connaissance de la situation par la MONUSCO. Elles ont également accru son efficacité opérationnelle sur le terrain. L’utilisation de ces outils permet de réduire les risques encourus par le personnel de la mission. De plus, elle améliore l’exécution du mandat confié à la MONUSCO en République démocratique du Congo.

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M. de Mesquita Gomes a souligné le potentiel de ces technologies. Il a précisé qu’elles pourraient également être déployées efficacement pour la surveillance des cessez-le-feu dans le pays. Toutefois, il a émis une réserve importante. Pour garantir le plein potentiel de ces outils technologiques, il est crucial d’assurer leur intégration complète. Cette intégration doit se faire au sein des plateformes de données de la mission.

Enfin, Jean-Pierre Lacroix a insisté sur un point fondamental. Il a rappelé que si le maintien de la paix peut jouer un rôle essentiel dans la surveillance des cessez-le-feu, le succès final dépend des parties elles-mêmes. « Si le maintien de la paix peut faire partie intégrante du régime de surveillance du cessez-le-feu, le succès de tout cessez-le-feu reste de la seule responsabilité des parties », a-t-il déclaré avec insistance. Il a également souligné l’importance du soutien continu des États membres. Le soutien du gouvernement hôte et des parties prenantes est tout aussi crucial. Plus important encore, il a insisté sur le soutien indispensable du Conseil de sécurité aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Ce soutien constant est essentiel pour la réussite de leurs mandats sur le terrain.


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