Congo: Sassou-Nguesso échappe à une tentative d’assassinat ?

Le président de la République du Congo-Brazza, Denis Sassou-Nguesso

Le président de la République du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso aurait échappé à une tentative d’assassinat. Deux généraux de l’Armée sont soupçonnés d’avoir fomenté un projet en vue d'abattre l’avion du chef de l’État en plein vol.

Tentative d’assassinat du Président Sassou-Nguesso mise en échec

Le 10 janvier à Brazzaville, deux Officiers supérieurs de l’Armée ont été interpellés par la police congolaise et mis en détention au siège de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Il s’agit du général Norbert Dabira, ancien commissaire à la réinsertion et démobilisation des ex-combattants et Ngatsé Nianga Mbouala, commandant en chef de la garde républicaine.

À en croire les sources policières, les prévenus sont accusés de projet de destitution du Président congolais Sassou-Nguesso. Une conversation téléphonique interceptée par les services secrets congolais est à l’origine des accusations portées contre eux.

Les deux généraux se seraient proposé d’éliminer physiquement le Chef de l'État en faisant exploser son avion au retour d’un séjour dans son fief d’Oyo. Ce complot similaire à celui de Habyarimana en 1994 ne verra pas le jour puisqu’ils ont été rapidement interpellés par la police.

Toutefois, les suspects nient toute implication dans un projet de renversement du Président. L'opposition quant à elle, évoque même l'idée d'arrestations en cascade de dirigeants hostiles au régime de Brazzaville.

Il faut dire que ces deux arrestations s'ajoutent à la longue liste d’officiers généraux et opposants maintenus sans jugement en prison. Les suspects rejoignent derrière les barreaux le général Jean Marie Michel Mokoko, ancien chef d’État major de l’armée congolaise, l’ex-ministre André Okombi Salissa et le général Mokoko, candidat malheureux à la présidentielle de 2016.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités dans cette affaire, s’il y en a une. La résidence du général Victor Moigny, commandant de la gendarmerie nationale a été perquisitionnée ce jour pour les mêmes motifs.