Togo: Imminente reprise du dialogue politique inter-togolais

Probable reprise du dialogue politique au Togo
Par David Yavo
Publié le 21 mars 2018 à 16:24 | mis à jour le 21 mars 2018 à 16:24

Suspendu le 23 février dernier, le dialogue politique inter-togolais est en passe de reprendre dès la semaine prochaine. Sur pression de la communauté internationale, les acteurs politiques togolais ont décidé de revenir à la table de discussion. Ce dialogue apparait donc comme la dernière chance pour le Togo de sortir définitivement de la crise.

Probable reprise du dialogue politique togolais la semaine prochaine

Le dialogue politique au Togo pourrait reprendre dans la semaine du lundi 26 mars. Cette information a été confirmée par les protagonistes eux-mêmes. « Nous avons été reçus par le représentant du facilitateur (le président ghanéen, Ndlr). Nous lui avons réitéré la disponibilité du président Faure Gnassingbé à trouver un compromis avec l’opposition à travers le dialogue », a déclaré mardi 20 mars le ministre Gilbert Bawara.

L’opposition qui avait prévu manifester cette semaine a, elle aussi, plié l’échine en raison du message porteur d'espoir du ministre de l’Intérieur ghanéen. « La délégation conduite par le ministre Albert Kan-Dapaah est venue et a reçu les 14 présidents des partis de la coalition, et nous a signifiés qu’elle était porteuse d’un message du président Nana Akufo-Addo à l’adresse de la coalition, puis à l’adresse du gouvernement. Il nous dit qu’il s’excusait du retard pris dans sa mission. Il est à Kigali cette semaine et dès son retour, le dialogue va reprendre la semaine prochaine », a confirmé Eric DUPUY, porte-parole de l’Alliance nationale pour le changement (ANC, opposition).

En clair, la reprise des dialogue politique est subordonné au retour du président ghanéen qui s'est rendu, ce mercredi à Kigali, au Rwanda dans le cadre du traité de la ZLEC.


Rappelons cependant que le dialogue avait été suspendu faute de consensus sur le rétablissement de la Constitution de 1992. L’application de cette loi fondamentale, qui limite le pouvoir présidentiel à deux mandats, ne permettrait pas au président Faure Gnassingbé, qui est à son 3e mandat, de se présenter à la prochaine élection présidentielle togolaise.