Cameroun/régions anglophones:Une médiation s’impose ( évêques)

Les évêques reclament une médiation dans les régions anglophones

Les évêques du Cameroun ont estimé mercredi qu’une médiation, pour la résolution de la crise socio-politique qui secoue les régions anglophones du pays, depuis plus d’un an s’imposait "maintenant", dans une note.

Vers une médiation des évêques, pour la résolution de la crise des régions anglophones qui sécoue le Cameroun.

"Nous évêques du Cameroun, estimons qu’une médiation s’impose maintenant pour une sortie de crise", a dit le président de la conférence épiscopale nationale, Mgr Samuel Kleda, invitant de nouveau à "l’arrêt de toutes les formes de violences."

Plusieurs cas de violence ont été signalés ces derniers jours dans les régions anglophones du pays selon les évêques.

Le communiqué des évêques intervient après la sortie du ministre de la Défense camerounais, qui a reconnu mardi des exactions sur un milicien séparatiste, après son arrestation par les forces de défense en zone anglophone et annoncé des sanctions contre les auteurs.

Dans une vidéo tournée au moment de son interpellation, le nommé Alphonse Tatia alias "Général" est "ligoté et malmené" par des hommes en tenue.

Devenue virale sur les réseaux sociaux, ladite vidéo a suscité des commentaires indignés.

Depuis 2016, le Nord-ouest et le Sud-ouest, les deux régions anglophones du Cameroun, traversent une crise sociopolitique.

La situation s’est dégradée avec l’interpellation au Nigeria de 47 séparatistes, dont Sisiku Ayuk Tabe (leader) et leur extradition au Cameroun.

Les combats entre les forces de défense et de sécurité camerounaises et des hommes armés se réclamant des "forces de restauration de l’Ambazonie", un Etat imaginaire, sont récurrents.

"Les évêques qui invitent à "épargner le Cameroun d’une guerre civile inutile et sans fondement" affirment être inquiets de la "radicalisation des positions" avec pour conséquences "des violences inhumaines, aveugles et monstrueuses."

Selon le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), cette crise a causé le déplacement de 160.000 personnes.