Cameroun : La crise anglophone vire au cannibalisme

La crise anglophone vire au cannibalisme
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 21 juin 2018 à 15:20 | mis à jour le 21 juin 2018 à 15:49

La crise anglophone prend de plus en plus de proportions à mesure que le temps passe. Après des enlèvements dignes de terroristes, certains sécessionnistes s'adonnent à des actes de cannibalisme.

La crise anglophone prend une autre tournure

La crise anglophone est en train de s'enliser. En effet, depuis octobre 2016, la minorité anglophone des régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun s'est lancée dans une velléité sécessionniste, accusant le président Paul Biya de les marginaliser. Aussi, les séparatistes anglophones ne cessent de réclamer la proclamation d'un nouvel Etat, l'Ambazonie, afin de revenir au fédéralisme qui a prévalu dans le pays entre 1961 et 1972.

Cependant, au-delà des récurrents affrontements entre l'armée camerounaise et les forces de défense de l'Ambazonie, cette crise est en passe de virer à une catastrophe humanitaire. « Il est devenu impossible pour une voiture camerounaise avec des étrangers ou une plaque d’immatriculation d’une région francophone de parcourir les régions anglophones sans être pris à partie par des hommes armés qui sortent de la forêt », déplore un militant des droits de l'homme au Cameroun. Plus d'une cinquantaine de personnes ont par ailleurs été enlevés par les séparatistes qui demandent le plus souvent des rançons pour leur libération.

Outre ces actes effroyables, les sécessionnistes viennent d'ajouter une autre corde macabre à leur arc. En effet, dans une vidéo largement diffusée, l'on peut voir une marmite contenant des parties du corps humain, notamment une tête, des mains, une jambe, placée sur foyer embrasé. En langue pidgin, langue transitoire entre le français et l’anglais au Cameroun, l'un de ceux qui soufflaient le feu se vantait des bienfaits de la consommation de la chair humaine. Selon ce cannibale, cette "viande" particulière les rendait plus fort et moins vulnérables.


Notons que les autorités camerounaises sont à pied d'œuvre pour juguler cette crise. Mais au fil des années, le fossé séparant les anglophones des francophones se fait de plus en plus grandissant.