Cameroun: Paul Biya (85 ans), candidat à sa succession (officiel)

Paul Biya annonce sa candidature pour un 7e mandat

Le président camerounais, Paul Biya (85 ans), a annoncé vendredi qu’il sera candidat pour un septième mandat consécutif, lors des élections présidentielles du 7 octobre dans son pays.

Paul Biya à la tête du Cameroun depuis 35 ans

"Chers compatriotes du Cameroun et de la diaspora, conscient des défis que nous devons ensemble relever pour un Cameroun encore plus uni, stable et prospère, j’accepte de répondre favorablement à vos appels pressants. Je serai votre candidat à la prochaine élection présidentielle", a posté M. Biya à la tête du Cameroun depuis 1983.

Pour la présidentielle du 7 octobre, plusieurs candidats se sont déjà déclarés, parmi lesquel, Joshua Osih, du Social democratic Front (SDF), principal parti d'opposition, l'avocat et ancien vice-président de Transparency International Akere Muna, et le président du parti Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) Maurice Kamto.

Ces scrutins s’annoncent dans une période de tension marqué ces derniers jours par attaques et des violences dans le Sud-Ouest du pays et dans les deux régions anglophones où les combats sont devenus quasi quotidiens entre militaires, policiers et des hommes armés.

Des incursions du groupe djihadiste nigérian Boko Haram se poursuivent dans le nord du pays, et les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont le théâtre d'un conflit meurtrier entre l'armée et des séparatistes radicaux.

Jeudi, le convoi du ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, a été attaqué à Kumba, dans le Sud-Ouest. Quatre militaires et un journaliste ont été blessés et plusieurs assaillants tués lors de cet attaque.

Depuis fin 2017, des séparatistes armés, éparpillés en divers groupes, s'en prennent sans relâche aux forces de l'ordre et de sécurité, mais aussi aux symboles de l'administration comme les fonctionnaires, qu'ils enlèvent, et les écoles, qu'ils incendient.

Dans les deux régions anglophones, les combats sont devenus quasi quotidiens entre militaires, policiers et ces hommes armés. Plus de 80 membres des forces de sécurité ont perdu la vie depuis le début du conflit.